Malgré des résultats dégradés, Cooperl reste confiant

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(de gauche à droite) Emmanuel Commault, directeur général et Patrice Drillet, président du groupe coopératif Cooperl à l'occasion de la présentation des résultats du groupe le 23 juin. Crédits : © Franck Jourdain

Le groupe coopératif Cooperl (Lamballe, Côtes d’Armor) a clôturé l’année 2021 sur un chiffre d’affaires de 2,45 milliards d’euros (35 % à l’export) réalisé dans la production et la transformation porcines, ont indiqué jeudi ses dirigeants lors d’un point-presse.

Un exercice marqué par une forte chute du prix du porc en 2021 suivi par une augmentation du prix de l’aliment avant la vraie flambée des prix en 2022, dans le sillage de l’invasion russe en Ukraine.

Organisé en filière verticale, Cooperl a dû gérer les difficultés prix subies par ses 2 950 éleveurs adhérents (5,6 millions de porcs charcutiers produits dans l’année) confrontés à un effet ciseau. Ses producteurs ont beau travaillé massivement en mâle entier (82 % de la production) avec un gain économique de 5 à 8 euros par porc, leur situation est compliquée.

Investissement de 94 millions d'euros

En parallèle, le groupe Cooperl  aux 7 700 collaborateurs a investi 94 millions d’euros dans son parc industriel - une trentaine de sites dans la nutrition animale (1,5 million de tonnes), trois abattoirs, des salaisonneries (135 000 tonnes) à marques Brocéliande, Madrange, Paul Prédault, Montagne Noire…-, sans plus de précision sur leur destination.

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Un effort un peu plus important que l’année précédente réalisé malgré la dégradation de son résultat net, passé de 49 millions à 19,5 millions entre 2020 et 2021. « Il y a eu une forte dévalorisation des pièces expédiées en Chine en particulier », signale le directeur général du groupe, Emmanuel Commault. En dépit de ces signes conjoncturels négatifs, le dirigeant estime que les fondamentaux du groupe restent bons, notamment par sa capacité à autofinancer son développement.

« Il y a eu une forte dévalorisation des pièces expédiées en Chine en particulier »

Une politique économique qui doit lui permettre d’amplifier dans les prochaines années son orientation de producteur responsable. Cooperl s’y est lancé dans les années 2010 avec l’arrêt de la castration, le lancement du porc sans antibiotique (44 % de  sa production), le sans pesticides pour la culture de céréales données aux animaux… Et d’ici 2030, il prévoit notamment de développer son offre de porcs en HVE. 

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