L’espoir est permis sur le rétablissement d’un complément d’assurance-crédit public, après une réunion interministérielle hier. C’est le sentiment du syndicat des industriels de la viande. Le Sniv-SNCP avait interpellé, fin décembre, le ministère de l’Agriculture sur la suppression de Cap Export au 1er janvier 2012, décidée « sans concertation ». Hier, le président d’Inaporc Guillaume Roué a défendu, auprès du cabinet de Bruno Le Maire, le dispositif dont il avait appuyé la création en octobre 2009. « Cap Export a pleinement répondu aux attentes des PME françaises confrontées aux difficultés d’accès à l’assurance-crédit pour leurs clients export », souligne l’interprofession porcine. Sur certaines destinations, particulièrement la Grèce mais aussi l’Italie, beaucoup d’entreprises ont eu recours au dispositif pour le porc et le boeuf, signale-t-on au Sniv-SNCP. Le syndicat cite le cas du plus gros exportateur français vers la Grèce, qui avec neuf clients utilise « cinq Cap et quatre Cap + ». Sans complément d’assurance-crédit, le risque est de perdre ce débouché, qui représente 45 à 50 000 tonnes de porc et 75 000 tonnes de bœuf exportées par la France. Inaporc souligne, dans son communiqué, que « ce type de dispositif de soutien aux entreprises est en vigueur dans les principaux pays exportateurs de l’Union européenne, dont l’Allemagne ».
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