L’industrie de la charcuterie dans une «situation paradoxale»

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Production en hausse, chiffre d’affaires en croissance mais rentabilité en baisse, c’est le « paradoxe » souligné par Robert Volut, président de la Fict (fédération française des industriels charcutiers, traiteurs, transformateurs de viande) ce matin à l’occasion de la présentation des résultats économiques annuels. Et pourtant la consommation est au beau fixe : +1,7% pour la consommation à domicile, +2,4% pour la RHD. Seul bémol : l’exportation (7% de la production), qui est en baisse en 2012, vers l’UE et les pays tiers. « Pour exporter, il faut pouvoir investir ! Et nous avons actuellement un problème de rentabilité », constate Robert Volut. Car si les prix de vente en GMS ont augmenté l’an dernier de 4%, le compte n’y est pas « puisque nos coûts de production ont progressé de 9% », souligne le président. Alors qu’en 2011 le résultat moyen net après impôts était de 0,5%, il sera négatif (à -0,5%) cette année (prévision Banque de France). «Les éleveurs, les abatteurs et maintenant les charcutiers perdent de l’argent. Les seuls qui en gagnent ce sont les distributeurs », constate Robert Volut. La Fict milite pour que la future loi sur la consommation instaure réellement des clauses de révision des prix avec obligation de résultats. Un nouvel indice doit d’ailleurs être présenté d’ici début juillet par FranceAgriMer. Il suivra le prix des pièces de découpes de viande de porc et sera « la référence pour faire actionner la clause de révision », indique la Fict.   

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