Les expéditions ont progressé dans ce domaine de +31 % en 2008. Le port de La Rochelle veut assurer une croissance significative de son trafic d’ici à 2010.
Par décret du 9 octobre 2008, le port autonome de La Rochelle est devenu le « Grand Port Maritime La Rochelle ».
« Cette évolution de notre dénomination n’est pas qu’une question de sémantique », estimait, lors de la cérémonie des vœux le 15 janvier dernier, son président Thierry Hautier.
« Elle traduit la volonté des pouvoirs publics de redimensionner la mission et les moyens des 7 ports autonomes français, dont le dernier né d’entre eux, au travers d’une évolution de fond, dans une logique de développement économique, partenariale et durable ». La réforme portuaire le concerne à deux niveaux : le recentrage de ses activités sur ses missions régaliennes d’aménageur et de gestionnaire du domaine portuaire et la mise en place d’un commandement unique pour les activités de manutention. 2009 sera consacré notamment à la mise en place des nouvelles structures de gouvernance. Elles compteront un conseil de surveillance de 17 membres qui décidera des orientations stratégiques et exercera le contrôle de sa gestion ; une direction de 3 membres qui assurera la direction et la responsabilité de la gestion et un conseil de développement, organe consultatif associant 30 représentants des milieux professionnels, sociaux et associatifs ainsi que des collectivités territoriales.
Céréales et oléagineux en tête
Pour son troisième exercice depuis le changement de statut, le trafic total franchit en 2008 la barre des 7,9 millions de tonnes, à +4,3 %. Cette tendance conforte celle des deux exercices précédents. Trois produits se partagent les marches du podium : les céréales et oléagineux (38,6 %), les produits pétroliers (30 %) et les produits forestiers (11,5 %).
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L’exportation des vracs agricoles est dominée par le blé (2 131 426 tonnes à +31 % ), suivie par le maïs (438 798 t à + 29 %), l’orge (303 885 tonnes à + 16 %) et les oléagineux (140 506 tonnes à +45 %). Cette croissance fait plus que compenser la régression des vracs industriels, sensibles au recul de la construction.
Le site nautique exceptionnel (seul port en eau profonde de la façade Atlantique, il est capable d’accueillir des navires de type overpanamax) et les équipements polyvalents de ce port généraliste ne compensent pas les freins au développement du port que sont son espace restreint et son
hinterland économique limité. Les investissements, notamment la création du quai de l’anse St Marc, devraient cependant générer à court terme une nouvelle activité de vrac, pour 1,5 millions de tonnes de plus. A l’horizon 2015, le port veut mettre en avant ses atouts géostratégiques et techniques pour atteindre 10 millions de tonnes de trafic annuel.
A très court terme, une enquête publique doit se dérouler du 26 janvier au 27 février autour du projet de création de terre-pleins supplémentaires au niveau de La Repentie.