Le scandale du cheval retrouvé dans des plats « pur bœuf » relance le débat sur l’étiquetage. De nouvelles règles prévoient d’étendre l’obligation d’indiquer l’origine du bœuf à d’autres viandes, jusqu’aux ingrédients.
Connaître l’origine des ingrédients utilisés dans les plats préparés est aujourd’hui impossible pour le consommateur. La réglementation se limite à l’obligation d’indiquer la personne responsable de la commercialisation. Pour le cas précis des plats à base de viande, les industriels doivent mentionner l’espèce concernée, pas son origine. Toutefois, si son omission entraîne un risque de confusion (exemple : chorizo espagnol fabriqué en France), elle doit être indiquée en précisant le pays ou le département, voire la commune (exemple : fabriqué en Ardèche).
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De nouvelles règles européennes doivent renforcer l’étiquetage des viandes fraîches. Il s’agit, dans le cadre du règlement (UE) n°1169/2011, d’étendre aux porc, volaille, mouton et chèvre l’obligation de préciser l’origine, déjà en vigueur pour le bœuf. L’application est soumise à des actes d’exécution, que la Commission européenne doit présenter avant le 13 décembre 2013, sur la base d’une étude d’impact actuellement menée. Cette dernière évalue aussi la pertinence d’une mesure concernant l’indication de l’origine de la viande en tant qu’ingrédient (article 26.6). D’après le calendrier initial, l’étude d’impact doit être remise en mai prochain et les règlements d’exécution entre juin et septembre, pour une entrée en application au 13 décembre 2014, suivie d’un rapport au Conseil et au Parlement de l’Union européenne cinq ans plus tard. « La crise va tout changer », estime François Frette, de la FNICGV. La volonté politique est d’aller vite, mais elle se heurte au calendrier prévu. » La Commission européenne n’a pas exclu le 13 février de rendre obligatoire la mention de l’origine de la viande dans les plats cuisinés. Mentionner « le lieu d’origine pour les plats préparés ? Oui, nous sommes en train d’y réfléchir », a déclaré le commissaire européen Tonio Borg. « Certains pays sont pour, d’autres pensent que c’est compliqué. Nous allons voir si ça peut se faire, si ça peut être imposé, si ce sera compliqué. Je ne ferme pas la porte », a-t-il ajouté.