La discussion a commencé autour de la présence du loup et de son impact. « Alors que les chiffres officiels sont à 300, la population s’élèverait à 700-800 loups et nous sommes face à la problématique de la régulation de l’espèce par rapport aux activités agropastorales », détaille le député qui, il y a un an et demi a saisi la commission des pétitions de l’Union européenne sur le sujet. « Aujourd’hui, il s’agit de demander à l’État français d’engager un processus de révision de la convention de Berne et d’obtenir plus de latitude pour réguler la population de loups », note encore Pierre Morel-à-l’Huissier. Un collectif national pour la préservation des activités pastorales contre les prédateurs a été créé, un recours gracieux auprès du Premier ministre qui a deux mois pour répondre a été fait. En cas de refus, le Conseil d’État sera saisi. « On voit que ça commence à bouger, une réponse positive ou négative devrait arriver d’ici fin juin et le Conseil d’État aura entre six et douze mois pour agir ».
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