C'est l'un de ses principaux atouts : le bleu d'Auvergne n'a pas seulement conquis les papilles des Français. Depuis les années 1950, il voyage. Aujourd'hui, il figure ainsi régulièrement au menu des consommateurs de fromage en Espagne, en Russie, en Pologne ou encore au Japon, aux États-Unis, en Australie ou en Scandinavie, soit trente pays au total, de culture gastronomique très différente. Et la tendance se confirme : en 2014, les volumes exportés ont augmenté de 4 % pour atteindre 1 410 tonnes, soit 30 % du tonnage produit. « Dans son histoire, le bleu d'Auvergne a été et reste aujourd'hui – en proportion – le fromage AOP qui s'exporte le plus », assure Didier Larroucau, président du Sirba. Un succès qui s'explique par son identité terroir garantie par l'AOP, son goût caractéristique, sa forme et son conditionnement bien adaptés à l'exportation et son bon rapport qualité/prix. Actuellement exporté en fromage entier ou en demi-pain, il pourra par la suite voyager en portions si, comme l'espère l'interprofession, un nouvel emballage permet d'allonger sa DDM (ex-DLUO) tout en préservant sa qualité. De nouveaux marchés à l'exportation pourraient alors s'ouvrir, notamment ceux où le libre-service se développe.
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