Le commerce de gros alimentaire a subi une forte contraction de l’activité, dûe à la modération de la consommation mais surtout au retournement du prix des matières premières. Les professionnels se montraient peu optimistes en fin d’année 2008.
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La CGI s’est dotée en 2006 d’un observatoire économique trimestriel. Les résultats du premier trimestre seront connus à la mi-mai. Ils ont peu de chance d’être bons. Les chiffres de 2008 montrent que le commerce interentreprises a subi les conséquences de la crise internationale. Selon l’observatoire, le ralentissement de la croissance du secteur depuis l’été a fait place au quatrième trimestre à une contraction du chiffre d’affaires (-1,5 %). L’alimentaire est l’un des deux secteurs à avoir échappé à cette baisse (+1%), avec le commerce international (+3,5%). Composante la plus dynamique du commerce de gros sur un an (avec des progressions trimestrielles de 8 % à 10 %), l’alimentaire a subi
« un brutal ralentissement en fin d’année 2008 », constate l’observatoire, sous le double effet de la modération de la consommation et de l’inversion de certaines tendances de prix. Néanmoins, l’année 2008 s’est achevée sur une croissance proche de 6,5 %. Quelques indices suivis par la CGI auprès des professionnels sont cependant inquiétants. Au quatrième trimestre 2008, les entreprises du périmètre alimentaire ont vu leur situation de trésorerie se détériorer et leurs marges brutes décliner dans la majorité des cas (pour 42 % d’entreprises, elles sont en baisse, et pour seulement 10 % en hausse). Une bonne nouvelle, tout de même : les entreprises du secteur ont constaté une baisse très nette aux troisième et quatrième trimestre 2008 du poids des coûts logistiques et de stockage dans leurs charges d’exploitation. A l’international, enfin, l’activité est restée dynamique, surtout pour les services d’accompagnement à l’international. Les bureaux d’achat et commissionnaires ont en revanche pâti de la récession internationale.