Les télédéclarations agricoles sont plus complexes qu’une simple déclaration de revenus sur Internet. Stéphane Nuq, de la DDAF, en convient. Mais il a tenu aussi à rappeler aux membres du club Agri15, qui regroupe des agriculteurs utilisateurs d’Internet, les nombreux avantages liés à la déclaration de formulaires en ligne. Entre les cases préremplies et les calculs automatiques, les contrôles de cohérence limitent considérablement le risque d’erreur. Ensuite, les informations s’avèrent très sécurisées. Enfin, le travail de la DDAF est simplifié et on peut espérer que les dossiers soient plus rapidement instruits. Ce qui prévaut pour la déclaration de surfaces, vaut aussi pour l’ICHN (prime à l’herbe), la PMTVA (prime à la vache allaitante) ou encore la PAB (prime à l’abattage). Près d’un tiers des dossiers
Déjà en 2006, le Cantal n’avait pas à rougir du taux de déclarations
remplies et envoyées par le biais d’internet avec près de 20 % (7e
département de France en terme de participation). Mais cette année, le
compteur explose dépassant les 30 % de télédéclarations (pour une
moyenne nationale qui plafonne à 18,5 %). Ce record tient surtout aux
partenariats établis avec divers organismes, à commencer par la Chambre
d’agriculture et le Centre de gestion Deux prestataires qui, a eux
seuls, assurent jusqu’à 1 500 télédéclarations Pac sur 1 800 reçues.
Il n’en demeure pas moins que 300 agriculteurs assurent eux-mêmes
l’envoi par Internet de leur déclaration. “L’objectif est de maintenir
ce partenariat avec les structures agricoles, mais aussi de développer
les déclarations autonomes”, expose Stéphane Nuq.
Rassurer et guider l’usager
Le responsable de ce programme à la DDAF ne cache pas les difficultés,
notamment d’ordre technique, qui ont pu entraver cette année encore le
bon déroulement de certaines opérations. “Nous avons réalisé un audit
afin d’améliorer la situation”, précise-t-il. En outre, les réunions
d’informations continueront de se multiplier tandis que, dans de
nombreux points CyberCantal, le matériel récent et la présence d’un
animateur peuvent rassurer l’usager et le guider dans ses premières
démarches. La DDAF sait aussi qu’il lui reste un travail de
communication pour que de nouveaux usagers continuent de franchir le
pas.
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