La base de données HTS d'Elanco montre que la prévalence de la coccidiose augmente chez le poulet lourd année après année.
« En 2024, le nombre de cas de coccidioses a atteint 30 % des poulets lourds », indiquait Sarah Betz, lors d’un séminaire Elanco. Dans le viseur : Emeria acervulina et Emeria maxima dont la sévérité des lésions et le nombre de cas de coccidiose sont en hausse, particulièrement en poulet lourd. La période à risque intervient sur une fenêtre comprise entre 20 et 28 jours.
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Parfaitement adapté à nos systèmes de production, le parasite se place dans le top 3 des pathologies du poulet de chair, aux côtés de la colibacillose et des infections à Enterrococus cecorum. À l’échelle de l’élevage, une coccidiose non gérée peut coûter jusqu’à 18 centimes par oiseau, rappelle la vétérinaire. « Aujourd’hui, on estime qu’en France, près d’un poulet sur quatre verra son potentiel limité par la présence de coccidies et de lésions digestives qui entraveront sa croissance. »
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Un coût faramineux à l’échelle mondiale
Les répercussions à l’échelle mondiale sont très importantes, estimées à un coût d’environ 12 milliards d’euros en production de volailles (1). En Europe, l’impact économique atteindrait 1,2 milliard d’euros entre l’addition des pertes directes, du coût de contrôle et des pertes indirectes (surplus de travail, désinfection….). La France présente même un décalage avec ses voisins européens s’agissant de l’intégrité intestinale avec des scores lésionnels plus élevés pour E. Maxima et Acervulina, plus d’érosions de gésiers et de contenus digestifs liquides. « En matière de santé digestive, ce qu’on remarque, c’est qu’en France, avec les données de terrain via HTS, il y a une certaine marge de progrès », rapporte Sarah Betz, qui souligne une grande variabilité au sein des différents groupements français également.
(1) Selon une publication scientifique de Damer P. Blake and all « Re‑calculating the cost of coccidiosis in chickens » Vet. Research
À savoir
Le monitoring HTS ou « Health tracking system » de Elanco est un outil de suivi de la santé des volailles dont la santé digestive. Présent dans 52 pays dans le monde, le système HTS génère une énorme base de données. En France, une trentaine de laboratoires vétérinaires partenaires réalisent des autopsies sur tout le territoire. Soit 2 000 à 2 500 autopsies, collectées et analysées chaque année.