Le 16 mai au GAEC de Font loup sur la commune de Montboucher de 10 h à
12 h trente, seront développés trois thèmes : la rénovation des
prairies, la gestion de l’herbe en fonction des cumuls de températures
et les espèces prairiales résistantes à la sécheresse.
Des solutions de rénovation pour les prairies dégradées
De nombreuses exploitations agricoles creusoises ont subi des
dégradations des prairies suite à la succession des déficits hydriques
et des fortes températures estivales de ces dernières année. Pour
maintenir le potentiel de production des surfaces en herbe, il a fallu
répondre aux demandes des agriculteurs en quête de solutions pour
renouveler le couvert végétal des prairies qui ne sont pas toujours
labourables ou qui n’entrent pas dans des rotations culturales.
Des essais ont donc été mis en place au GAEC de Fontloup à Montboucher,
dans le but de mettre en évidence quelles sont les itinéraires
culturaux et les techniques qui permettent de rénover des prairies et
leur redonner la capacité de produire. Sur la même parcelle, des blocs
ont été mis en comparaison, 6 pour les semis d’été 2006 et 3 pour les
semis de printemps. Ont été testés des semis avec labour, ou en semis
direct, en utilisant un désherbage chimique total ou sélectif.
Sur le lieu même des essais, les agriculteurs pourront apprécier les
différences d’implantation des jeunes prairies et profiter des
commentaires et des analyses des conseillers agricoles. On peut déjà
dire que le salissement de la prairie est moindre quand l’horizon de
surface n’est pas travaillé, que la profondeur de semis est difficile à
contrôler quand il y a labour, que les limaces sont les principaux
ennemis du trèfle blanc au stade plantule et que le délai de 60 jours
entre la destruction chimique et le semis doit être scrupuleusement
respecté.
Mieux gérer l’herbe au printemps grâce aux « données météo »
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Depuis février 2007, Météo-France transmet à la chambre d’agriculture
les températures journalières minimales et maximales de ses 12 stations
automatiques réparties sur le territoire creusois. Ces données sont
précieuses pour les éleveurs, car le cumul des températures permet de
connaître avec précision les stades des graminées, ce qui donne des
repères pour mieux gérer l’herbe.
Par exemple, on sait que des prairies temporaires à base de dactyle et
de ray grass présentent un stade « épi à 10 cm » lorsque la somme des
températures (base 1er février) atteint 600 à 650 °. Lors du déprimage,
si les animaux pâturent au delà de ce cumul, le rendement en foin est
tout simplement divisé par 2. C’est la raison pour laquelle, la chambre
d’agriculture diffuse chaque semaine son « point sur la Pousse de
l’herbe et la somme des températures » qui fait état des cumuls par
zone géographique et qui donne des dates butoir à respecter pour cesser
les déprimages et également faucher les parcelles destinées à
l’ensilage ou à l’enrubannage.
Cette année, les 650° étaient atteints le 17 avril à Bonnat et La
Souterraine, le 18 avril à Bénévent l’Abbaye, Dun le Palestel et
Genouillac, le 19 avril à Guéret, le 20 avril à Ahun et Boussac, le 21
avril à Bourganeuf, le 23 avril à Auzances, Felletin et Lépaud, le 25
avril à Aubusson et enfin le 28 avril à La Courtine.
Des résultats sur les essais « espèces résistantes à la sécheresse » en
cours
Dans le but de comparer plusieurs Dactyles entre eux et le ray
Grass Anglais, le GDA de Bourganeuf a implanté deux essais en septembre
2005, en sol léger au Gaec Boucher (Saint Dizier Leyrenne) et chez
Patrick Faury (Janaillat) où la parcelle est plus profonde. Les
résultats des productions des 22 blocs seront présentés en distinguant
les tonnages totaux de ceux fournis par périodes. Si la vitesse
d’implantation
tourne à l’avantage des ray grass, le meilleur comportement est obtenu
par les dactyles en condition de fortes températures et de déficit
hydrique. Les caractéristiques de chaque espèce permettent de les
positionner en culture destinée soit à une production à des périodes
données, mais dans tous les cas, les associations avec les trèfles
blancs ou violets sont un plus pour la prairie.