Intermarché va chercher à améliorer le tri et le recyclage de ses emballages avec son Ecolo Pass.
Les emballages des MDD Intermarché comportaient le Nutri-pass, lancé fin 2006 par l'enseigne. Dorénavant, ils porteront également l'Ecolo Pass, un dispositif visuel destiné à faciliter et améliorer le tri sélectif. Imprimé au dos de l'emballage, il en identifie chaque composant et renseigne sur son caractère recyclable ou non à l'aide d'un pictogramme vert ou orange.
« Le recyclage des déchets, c'est la préoccupation principale en matière d'emballage. Or, un déchet sur deux n'est pas bien trié » a indiqué Philippe Manzoni, directeur marketing d'ITM Alimentaire.
En complément des pictogrammes, l'Ecolo Pass inclut un curseur indiquant, par rapport au poids total d'emballage, la proportion de recyclable et non recyclable.
« La mise en place du Nutri-pass a entraîné la reformulation des produits, et ce sera aussi le cas avec notre Ecolo Pass » poursuit M. Manzoni, qui y voit une incitation à rationaliser toujours plus les emballages. D'ici la fin de l'année, 300 produits sous MDD (sur 4500) seront porteurs, et la totalité est visée pour fin 2009.
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Depuis la signature d'une convention entre les distributeurs et le ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables fin janvier, les paroles doivent céder la place aux actions. D'autant que la convention prévoit entre autres de réduire le volume de déchets d'emballages de 10% en 2 ans. Compte tenu des habitudes de consommation (avant de mettre des yaourts au frigo, l'emballage est souvent jeté) les pictogrammes sont présents sur tous les composants pour une information toujours accessible. Et pour ajouter un aspect ludique à l'opération, des équivalences sont présentées sur l'Ecolo Pass, du type 250 canettes alu recyclées permettent d'obtenir un vélo.
L'Ecolo Pass est un socle environnemental appelé à évoluer dans le temps mais devrait être maintenu, Intermarché n'ayant pas opté pour un système de coût carbone. Si ce système est un accompagnement au tri sélectif, l'enseigne travaille sur une réduction des emballages à la source. Intermarché étudie ainsi la possibilité de vendre des yaourts par 8, 12 ou 16 pots, en multipliant les lots de 4 unités en caisse, avec des prix dégressifs. Mais cette piste de réflexion se heurte à un accueil plutôt froid des grands industriels, qui verraient disparaître en même temps que l'emballage leur vecteur de valorisation et d'information. En matière d'environnement, les bonnes intentions s'effacent parfois devant le portefeuille.