Perçu par beaucoup comme long et compliqué, le parcours à l’installation n’est pas pour autant le parcours du combattant. Invités par Jeunes Agriculteurs Auvergne – Rhône-Alpes, deux jeunes installés sont venus témoigner sur leur parcours au Sommet. Une rencontre qui a permis de nombreux échanges avec des visiteurs qui avaient beaucoup de questions.

Ils étaient deux à venir témoigner mercredi de leur installation, des difficultés rencontrées mais aussi de leurs réussites. La première, Ludivine Lot, est installée avec son conjoint dans l’Allier depuis octobre 2024. Après un passage en tant que conjointe collaboratrice, elle gère un élevage de 100 mères charolaises sur 200 ha, dont 20 ha en culture. Installé en Haute-Savoie depuis janvier 2023, Bastien Meiller, hors cadre familial a quant à lui repris une exploitation en production laitière bovine dans le cadre de l’IGP tomme, emmental et raclette de Savoie. Après avoir tous les deux retracé leurs parcours respectifs, ils ont insisté sur les points qui leur paraissent essentiels avant de se lancer. Pour l’un comme pour l’autre, la clé c’est l’anticipation et l’accompagnement. « La première chose à faire c’est de se rapprocher des Points Info Installation », résume Ludivine. Au-delà de bâtir un projet viable économiquement, les deux jeunes installés s’accordent aussi sur la nécessité que celui-ci soit vivable. « Il faut s’interroger sur la rémunération mais aussi sur le confort de vie, souligne Bastien. Personne n’aspire à travailler 365 J sur 365 ». Autre conseil prodigué : se former, particulièrement à la gestion car être un bon éleveur ne suffit pas, il faut aussi être un bon gestionnaire. Dans la salle, beaucoup de jeunes étaient présents et les questions étaient nombreuses : comment séparer vie professionnelle et vie personnelle ? Comment traiter avec les banques ? Quelles sont les difficultés particulières rencontrées en tant que femme ? … Autant de points que les deux jeunes agriculteurs ont abordés librement.

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<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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