Le Sommet de l'Élevage a été l'occasion pour l'ANEFA Auvergne-Rhône-Alpes et ses partenaires de détailler les actions mises en place pour favoriser le recrutement des personnes en situation de handicap dans les métiers agricoles.
18 900 personnes en situation de handicap travaillent dans le secteur agricole
60 % d’entre elles sont exploitant (es) agricoles. À tort, on imagine souvent que le handicap se résume à des personnes en fauteuil roulant, or elle ne représente que 2 % des personnes en situation de handicap.
80 % des handicaps sont invisibles
Depuis plus de deux ans, l’Anefa Auvergne-Rhône-Alpes a initié avec ses partenaires parmi lesquels France Travail, Cap Emploi, l’AGEFIPH, Occapiat et l’APECITA, un travail de fond sur l’inclusion des personnes en situation de handicap en agriculture.
Objectif : donner des clés aux exploitants agricoles, salariés, et candidats pour rendre possible la rencontre entre ces deux univers qui partagent un déficit d’images.
« L’agriculture a de tout temps cultiver cet accueil de personnes avec des particularités. Personne n’est inemployable. Les bonds technologiques que le secteur agricole a fait et fera encore dans les prochaines années donnent des perspectives d’emplois aux personnes en situation de handicap. Les exemples sont nombreux qui témoignent que c’est possible », explique Didier Moguelet, président de l'ANEFA Auvergne-Rhône-Alpes.
Possible mais pas forcément facile. Le chemin est en effet pavé d’une foule d’interrogations, d’une multitude de dispositifs d’accompagnement et d’acteurs qui travaillaient jusqu’à présent de manière isolée. En Auvergne-Rhône-Alpes, on a souhaité ne pas perdre le fil entre les différents intervenants pour au final répondre le plus précisément aux demandes et surtout communiquer sur les dispositifs existants.
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32 personnes diagnostiqués autistes sévères travaillent chez Andros
« Aujourd’hui il s’agit d’acculturer les entreprises, d’aménager les horaires, les postes de travail, les logements et surtout fournir à chacun des réponses pragmatiques à chaque étape du processus d’inclusion », a indiqué Didier Moguelet. Et de citer l’exemple de l’entreprise agroalimentaire Andros, qui à l’initiative de son directeur général, embauche depuis dix ans, trente-deux personnes autistes sévères.
« Avec succès puisque la méthode a fait des émules auprès notamment du groupe LVMH qui a décidé de mener un travail similaire ».
Prochaine étape : la mise à disposition d’une boîte outils destinés aux exploitants, aux salariés et aux candidats pour faire de l’inclusion pas seulement une possibilité mais une réalité.