Feu vert de la CEE pour l’éthanol à 5%

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Cela fait plus de 20 ans que l’éthanol est autorisé en Europe. Une éternité. A lire la presse de l’époque, la priorité de l’époque, ce n’est pas nécessairement l’aspect écologique, mais bien la nécessité d’assurer des débouchés à des matières premières excédentaires.

Les ministres de l’énergie de la Communauté européenne ont décidé à Bruxelles d’autoriser l’utilisation de composés oxygénés organiques (alcools ou éthers) dans l’essence, afin de réduire les importations de pétrole brut.

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L’accord des Dix, qui devrait permettre aussi l’écoulement d’importants stocks agricoles de la CEE, prévoit que les administrations nationales s’engagent à ne pas décourager la production et la vente de tels mélanges à partir du 1 er janvier 1988. Mais les pays qui veulent mettre en œuvre la décision avant cette date sont libres de le faire. Les ministres ont fixé des limites maximales à la teneur en alcools ou éthers. Si les mélanges restent à l’intérieur de ces limites, les pompes à essence ne seront pas tenues de la signaler. Au-delà, les distributeurs devront clairement avertir les consommateurs. Les produits seront utilisés dans l’essence pour en élever l’indice d’octane. Actuellement, la plupart des carburants vendus dans la CEE utilisent le nom à cette fin, mais les Dix ont décidé de généraliser la commercialisation de l’essence sans plomb à partir de 1989. Les additifs concernés sont le méthanol (limite maximale sans marquage de 3 %), l’éthanol (5 %), l’alcool iso-propylique (10 %), l’alcool terio-butylique (10 %), les éthers (15 %) et d’autres composés oxygénés organiques (jusqu’à 10 %). A l’intérieur de ces limites, l’ajout des nouveaux produits ne nécessitera pas de modification des véhicules, selon les experts européens. La décision permettre, selon la CEE, de réduire dans une proportion encore inconnue les importations de pétrole brut, qui atteignent actuellement environ 300 millions de tonnes par an. L’utilisation d’éthanol, produit à partir de céréales ou de betteraves, permettra en outre de réduire les surplus agricoles de la communauté. Toutefois, la CEE n’a pas encore répondu à une demande de plusieurs firmes agroalimentaires européennes de pouvoir disposer de céréales ou de sucre aux prix mondiaux.

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