Approvisionnement Engrais : une surchauffe persistante du marché

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Même si, fin novembre, sous l’effet de l’annonce du nouveau variant Omicron de la Covid-19, le prix du pétrole a enregistré un recul, le coût de l’énergie continue de flamber en cette fin d’année 2021. Boostés par les cours du gaz naturel maintenus au plus haut, les prix des engrais, notamment azotés, restent en surchauffe. En novembre, l’ammonitrate et l’urée ont atteint des niveaux inédits, tout comme la solution azotée dont le prix s’est un peu stabilisé. Même si les producteurs français d’ammonitrate assurent garantir un approvisionnement normal aux agriculteurs, le niveau des tarifs très élevé freine les prises de position. La prudence reste de mise face à l’envol des coûts de production, et ce, malgré la fermeté du prix des grains. La flambée non-stop des cours de l’urée, qui a plus que triplé en un an, voire quadruplé – du jamais vu –, et désormais plus cher que l’ammonitrate, perturbe le marché. Le retrait persistant de la Chine sur le marché international, réservant ses engrais, et l’urée notamment, à sa demande intérieure, réduit l’offre et dope les tarifs, également renchéris par la hausse du coût du fret maritime. La forte demande indienne et la décision de la Russie d’instaurer, de décembre à mai 2022, des quotas à l’exportation contribuent à renforcer cette tension générale. À noter que le recul de la parité euro-dollar pèse encore un peu plus sur les importations européennes.

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Côté engrais phosphatés, DAP et Super triple, les cours continuent aussi leur ascension, avec des manques de disponibilités, tandis que ceux de la potasse restent à des sommets sans précédent.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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