À Champerboux, Jacques Paradan a l'habitude de voir cet ongulé sur une de ses parcelles bordant le causse :« On l'appelle même la nurserie, parce que c'est là où ils se reproduisent » assure l'éleveur. Sept hectares où « la pousse de l'herbe est décalée » de plusieurs semaines du fait du broutage et du piétinement des mouflons. Pas de quoi pour autant l'amener à déclarer ces dommages : « on subit, mais on le tolère, ce n'est pas comme le sanglier ». D'autant que pour lui, le mouflon est devenu l'indicateur d'un autre problème : « quand ils ne sont pas là, c'est que le loup n'est pas loin ». Conséquence de la présence du prédateur : les troupeaux de mouflons « se divisent en petits groupes et s'aventurent plus à l'intérieur du causse » observe Jacques Paradan. Il ne souhaite même pas clôturer les pâtures les plus exposées : « ça ne ferait que repousser le problème chez les voisins » soupire-t-il.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.