Filière/Egalim Des nouveaux décrets pour appliquer Egalim 2

- - 2 min

Certains de ces textes d’application concernent les industries céréalières et des oléoprotéagineux.

Adoptée définitivement le 14 octobre 2021 par le Sénat, la loi dite Egalim 2, relative aux relations commerciales dans les filières alimentaires, est entrée en vigueur au 1er novembre. Les 30 et 31 octobre, trois décrets ont été promulgués au Journal Officiel de la République française pour préciser certaines notions. La validité de la loi et les décrets d’application entrent en lice au moment du début des négociations commerciales annuelles 2022 entre les industriels de l’agroalimentaire et les acteurs de la grande distribution.

D’abord, l’un des trois décrets confirme la liste des produits exclus de la mesure de sanctuarisation du prix des matières premières agricoles à partir du premier acheteur, en raison de spécificités de production et de marché : les céréales et oléoprotéagineux de première transformation en font partie.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

grande distribution
Suivi
Suivre

Un autre de ces décrets instaure une entrée en vigueur anticipée de la contractualisation pluriannuelle obligatoire même si la date du 1er janvier 2023 au plus tard demeure la règle. En revanche, le gouvernement continue de travailler sur des exemptions à cette obligation pour certaines filières :  les céréales font partie de celles qui sont concernées par cette exemption.

Selon Agra Presse, « c’est l’une des questions prioritaires qui devrait être réglée dans les prochains décrets d’application. Le seuil qui déterminera les acteurs auxquels la loi ne s’appliquera pas pourrait être établi en fonction du chiffre d’affaires ». A titre d’exemple, ce seuil existe déjà pour les acheteurs de lait, pour qui il est fixé à 700 000 euros.

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

Voir plus

Plus d’articles sur ce thème

Contenus partenaires