Si le constat général reste une érosion rapide de la consommation de viande, les chiffres sont finalement moins inquiétants. Ainsi, la consommation de viande fraîche n’aurait pas reculé de 3,1 %, mais de 1,4 %. La différence est particulièrement flagrante pour les viandes de boucherie avec un recul de 2,6 % contre 5,1 % annoncés. La consommation de viande bovine serait plutôt stable (-0,9 %) alors qu’on annonçait un recul de presque 3 %… Selon l’institut, les achats des ménages en porc frais n’ont finalement pas reculé de 7,6 % mais de 3,6 %. Et la progression de consommation de produits élaborés de volaille n’est plus de 7,2 %, mais de 11,7 %. D’après les résultats des deux premières périodes 2005, la consommation de viandes de boucherie est parfaitement stable par rapport à l’an passé. Mais le recul en porc s’est accentué, avec une baisse de 7 % des achats pour des prix en hausse de 6 %. Des résultats à prendre avec précaution, puisque Sécodip a modifié son panel depuis le 1er janvier.