10 % des éleveurs reçoivent 35 % des 2,7 Mds attribués en 2005, selon une étude que vient de publier Agreste.
«Une logique de maintien des petites exploitations qui n’empêche pas quelques financements individuels importants. » Telle est l’analyse réalisée par Agreste sur les aides animales juste avant la mise en place l’an dernier des Droits à paiement unique (DPU). 10 % des éleveurs reçoivent 35 % des 2,7 milliards d’euros attribués en 2005, selon cette étude. Les trois plus importantes primes Pac sont pourtant plafonnées. Il s’agit de la Prime au maintien du troupeau de vaches allaitantes (PMTVA), de l’aide directe laitière et de la Prime spéciale aux bovins mâles (PSBM). Mais, les aides à l’élevage dépassent les 100 000 euros dans plus de 100 exploitations avant le découplage de 2006.
La prime à l’abattage apporte 403 M EUR à 195 000 éleveurs. Elle est quasi universelle en élevage bovin. Les montants versés sont souvent modestes : la moitié des bénéficiaires touche moins de 1 000 euros, suppléments compris. Mais la Pab est aussi accessible à de grandes unités terminant l’engraissement des bovins adultes ou se spécialisant dans l’élevage de veaux. Conséquence, 10 % des exploitations bénéficient de 50 % des primes. Elles disposent d’un minimum de 40 animaux et parfois plus de 1 000. Le paiement des primes concerne en premier lieu les éleveurs du Grand Ouest, mais aussi de Champagne-Ardenne et de Lorraine. Ces régions sont aussi celles qui reçoivent les plus forts montants par exploitation. Ils dépassent 4 300 euros en Vendée, 3 000 dans la Meuse, les Deux-Sèvres et en Haute-Marne.
La prime à la brebis est l’aide animale qui concerne le moins d’exploitations : 170 M sont versés à un peu moins de 45 000 élevages. La moitié des bénéficiaires touche moins de 1 900 euros. Environ 40 % des montants sont perçus par 10 % des élevages. Ces unités détiennent au moins 400 animaux et certaines plusieurs milliers.
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La PMTVA est perçue par 108 000 éleveurs. La moitié touche moins de 8 200 euros. Environ 28 % de cette aide va à 10 % des exploitations. L’ensemble des soutiens aux troupeaux allaitants apporte une moyenne de 300 euros par vache ou génisse primée. Ce montant est supérieur à 320 euros dans les élevages les plus extensifs. Ils sont installés en Corrèze (335 euros), au sud du Massif Central, dans les Alpes et les Pyrénées ou encore en Corse.
Un peu plus de 100 000 éleveurs bénéficient de la PSBM. La moitié reçoit moins de 1 100 euros. La prime incite à l’extensification selon les mêmes règles que la PMTVA. Chaque animal rapporte plus de 200 euros de PSBM dans les zones les plus extensives. On les trouve du Massif Central au Charolais ou encore en Rhône-Alpes. La PSBM apporte jusqu’à 170 euros en Vendée, mais souvent moins de 150 dans les départements normands et du Nord Pas-de-Calais.
L’aide laitière apporte 550 M suppléments compris à 105 000 exploitants. Elle plafonne à quelques dizaines de milliers d’euros. 10 % des éleveurs les plus primés cumulent 23 % des soutiens.