Comment la filière viande applique une logique industrielle

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L'AG du Sniv a donné la parole aux professionnels du terrain. A travers des reportages, le syndicat a montré comment une politique industrielle prend corps dans le secteur de la viande.

De multiples reportages ont animé l’assemblée du Sniv, hier à Paris. Les industriels de la viande ont voulu montrer comment leur métier évolue sur le terrain. Jean-Paul Bigard, le président du Sniv, a souligné les lignes force de cette modernisation. « La filière viande entre dans une vraie logique industrielle », a-t-il déclaré dans son rapport d’orientation. Pour preuve, un dialogue constructif s’est instauré entre les transformateurs et leurs fournisseurs, visant une meilleure prise en compte des besoins du marché et des contraintes du fabricant. Une inversion des flux s’est produite. « On sort d’une économie de cueillette, de flux poussés, où l’on écoulait la production, a-t-il poursuivi. Aujourd’hui, les flux sont tirés par la demande, les besoins des marchés et nos contraintes d’organisation. »

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Dans le même temps, avec leurs clients, les industriels développent la notion de produit service. Les films projetés ont montré des démarches de co-branding, de conseil au circuit artisanal, de filière spécifique pour des marchés européens ou des investissements logistiques donnant plus de réactivité aux distributeurs. D’autres reportages ont permis de voir l’évolution du métier d’industriel de la viande. Les entreprises du secteur consacrent de lourds investissements à la sécurité sanitaire, à la qualité des produits, à l’environnement, mais aussi au renforcement de la politique sociale afin d’assurer la transmission d’un savoir-faire professionnel.

« Oui, la restructuration est incontournable pour être à armes égales avec nos concurrents européens et mondiaux, a souligné Jean-Paul Bigard. Mais, elle ne peut être suffisante. Pour assurer pleinement notre responsabilité d’industriels, nous avons besoin de fournisseurs qui croient en leur avenir et optimisent leur professionnalisme. Nous avons besoin de clients qui ne fassent pas seulement leur métier d’acheteur, avec des prix toujours plus bas, mais, aussi leur métier de commerçant, avec une offre et un linéaire qui redonnent au consommateur l’envie d’acheter de la viande. »

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