L’évolution des prix du blé, de l’orge et du maïs français entre le 11 et 14 octobre 2024, expliquée par La Dépêche Le petit meunier.
Erratum : Dans notre édition du 14 octobre, nous écrivions que la Rusgrain Union demandait aux autorités d'interdire les traders/sociétés de négoce d'exporter du grain russe. Il s'agit d'une erreur. En réalité, le ministère russe de l'Agriculture a demandé aux exportateurs de ne pas fournir de céréales russes aux entreprises étrangères ayant remporté des appels d'offres internationaux en deçà du nouveau prix plancher, c'est à dire 250 $/t FOB.
Lesprix du blé tendre se sont stabilisés voire ont légèrement reculé entre les séances du 11 et du 14 octobre sur Euronext et le marché physique français, tout comme ceux du maïs et de l'orge fourragère.
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La concurrence internationale s'avère très rude, que ce soit celle émanant de la Russie ou de l'Ukraine, ce qui pèse sur les valeurs. Des pluies sont attendues aux États-Unis et en Russie, ce qui devrait être favorable à l'avancée des travaux de semis.
La possible mise en place d’un prix minihttps://www.reussir.fr/ladepeche/ble mum en blé par les autorités russes de 250 $/t en FOB pour les appels d’offres publics est à prendre avec précaution. De plus, il pourrait s'agir davantage d'une recommandation que d'une obligation. Les attaques russes sur les ports céréaliers ukrainiens se poursuivent. Un silo contenant des céréales aurait été touché, ce lundi. Notons qu'un cargo de blé français devrait être chargé à destination de la Thaïlande au cours de ce mois-ci, rapportent des sources privées au média Reuters. Néanmoins, la dynamique des expéditions hexagonales resterait réduite.
En maïs, le constat est semblable qu'en blé, à savoir stabilisation voire léger recul des cours. L’analyste StoneX rapporte que, selon des sources privées, la Chine pourrait n’importer que 12 à 15 Mt de maïs lors de la présente campagne commerciale. De plus, les semis de maïs au Brésil avancent bien, réalisés à hauteur de 42 % au 10 octobre, contre 41 % l'an dernier à la même époque, selon l'analyste AgRural. Notons que l'analyste APK Inform a revu à la baisse ses prévisions d'exportation de maïs depuis l'Ukraine, ce qui limite le contexte baissier.
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