Nombreux sont les défis qui touchent le monde agricole. Dans cette optique, Sanders, fabricant d'alimentation animale cherche à se réinventer. Production française, changement climatique, décarbonation.… Tous les moyens sont bons pour leur permettent de toujours avoir un coup d’avance.
Sanders accompagne les éleveurs dans la nutrition animale sur l'ensemble du territoire français depuis 110 ans. « Français », un mot qui résonne comme une évidence pour l'entreprise. Des matières premières, à la fabrication jusqu'à l'ensachage tout est fait en France. « Toutes nos céréales sont 100% françaises. Ce qui fait baisser notre taux de matières premières d'origine française, c'est notamment le soja qui lui est importé. Avec ça on redescend à un taux de 77% ce qui reste plus que raisonnable », explique François Boucher le responsable du site d'Aigueperse depuis mars. Le site regroupe plus de 100 personnes dont 20 en production et fait partie de la trentaine présentes en France.
Avec 26 000 éleveurs partenaires et 300 experts terrain présents partout en France, « cette proximité constitue l'une de nos forces. Notre ambition est de donner à chaque éleveur les moyens de réussir », défend Philippe Manry, directeur général de Sanders. Ce « pur-auvergnat » mais aussi petit-fils d'agriculteur s'est vu gravir les échelons tout au long de sa carrière.
Le marché de la nutrition animale
C'est un marché qui demeure important. Le directeur explique que « c'est à peu près 19 millions de tonnes au niveau national. Sanders et ses filiales représentent un peu plus de 3 millions de tonnes ce qui équivaut à environ 17 à 18 % de parts de marché à l'échelle nationale ». Cette activité repose évidemment sur une large diversité de production allant des ruminants, aux porcs, aux volailles et même aux animaux de basse-cour.
Le monde agricole évolue dans un monde en pleine mutation. La sécheresse et la vague de chaleur de cet été font partie de ces transformations. « On pense que ces canicules et ces sécheresses viendront beaucoup plus régulièrement. Et derrière cette canicule il y a aussi le manque d'eau donc ça on y travaille un maximum », raconte le directeur.
« L'agriculture a beaucoup d'avenir, il y a des belles choses à faire »
Sanders a aussi tout un engagement autour de la décarbonation. Elle devient primordiale dans le secteur, « quand on fait de la nutrition de précision, on peut décarboner la partie de la planète », déclare Philippe Manry. L'entreprise cherche à adapter les recettes et à développer de nouvelles solutions nutritionnelles pour réduire les ressources nécessaires à la production animale. La décarbonation passe également par la recherche de nouvelles sources de protéines et par une réflexion sur l'ensemble de la chaîne, de la production des matières premières jusqu'à l'animal.
Le maintien de la production française couplé aux changements climatiques et au renouvellement des générations, Sanders va devoir faire face à de nombreux défis dans les années à venir. Mais une chose est sûre « l'agriculture a beaucoup d'avenir, il y a des belles choses à faire », conclut le directeur.