La barre symbolique des 6 £/kg/carcasse pour les agneaux d’ancienne saison au Royaume-Uni a été franchie mi-avril. C’est un niveau inédit, selon AHDB. Une flambée qui a pris les industriels de court outre-Manche, puisque l’offre britannique ne manque pas. À 69 600 tonnes, la production de viande du premier trimestre dépasse de 2,7 % celle de la même période de 2017. C’est en revanche l’offre importée qui fait défaut. En 2017, les envois de la Nouvelle-Zélande vers le Royaume-Uni ont chuté et cette année commence sur la même tonalité. Ainsi, en février, notre voisin n’a reçu que 3 800 tonnes de viande néo-zélandaise, soit 10 % de moins que l’an dernier. La production décline en Nouvelle-Zélande et, de plus, les marchés américains et asiatiques sont plus rentables.
Tout laisse à penser que les prix britanniques vont rester élevés à moyen terme. Les agnelages ont mal démarré, et les stocks de viande congelée sont sous leurs niveaux habituels.
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Le Royaume-Uni n’est pas le seul à afficher des prix records, c’est aussi le cas en Irlande. Les cours sont actuellement élevés en Australie et en Nouvelle-Zélande, tout comme en Chine. En France aussi, les cours sont restés élevés au premier trimestre. Ils se situaient encore en semaine 16 au-dessus de leur niveau de l’an dernier alors même que c’était la semaine de Pâques en 2017. Les éleveurs français ont travaillé à limiter les sorties dans la période creuse de janvier-février. Ils ont aussi profité d’une moindre compétitivité tarifaire de la viande britannique.