Objectif dépassé : lorsque, le 7 avril 2004, Thierry Breton, alors président de France-Télécom, signait avec le président du Conseil général du Cantal la convention “Département innovant”, il faisait le pari que 75 % de la population cantalienne serait desservi par l’internet à haut débit à l’horizon de trois ans. “Nous sommes allés au-delà de nos engagements puisque, aujourd’hui, 94 % des abonnés cantaliens au téléphone peuvent y avoir accès”, annonce Bruno Janet, chargé des relations avec les collectivités locales à France-Télécom et conseiller spécial de son président. Il était vendredi à Aurillac, aux côtés de Jean-François Groslier, directeur régional de France-Télécom, pour faire le bilan de ce programme d’accélération de l’équipement en haut débit avec le président du Conseil général. La résorption des zones blanches et le développement des usages d’internet sont maintenant les nouvelles priorités. Un plan d’équipement de 4 millions d’euros
Le chemin parcouru est immense : “Quand j’ai accédé à la présidence du
Conseil général, les plus optimistes imaginaient que seulement la
préfecture, les deux villes sous-préfecture et peut-être deux autres
localités pourraient être desservies un jour par le haut débit”, s’est
souvenu Vincent Descœur. En 2004, lorsque la convention avec
France-Télécom a été signée, le niveau de desserte atteignait seulement
36 %. Seuls sept NRA (Noeuds de raccordement abonnés) étaient équipés
de l’ADSL. Les 117 existants le sont aujourd’hui, les trois derniers
ayant été mis en service début 2007 à Montchamp, Faverolles et Madic.
France-Télécom aurait investi 4 millions d’euros dans ce programme
d’équipement. Le pourcentage de Cantaliens qui peuvent prétendre à un
haut débit compris entre 2 et 8 Mbit/s atteindrait 76 % (512 Kbit/s
pour les autres). De plus, depuis 2005, France-Télécom s’engage à
répon-dre à toute demande d’entreprise qui voudrait s’équiper du haut
débit 2 Mbit/s symétrique (débit entrant et sortant équivalent), même
si elle est située dans une zone non couverte par l’ADSL, “à un coût
identique en tous points du territoire national”, précise M. Janet (à
partir de 250 euros par mois). Tandis que le village d’entreprise de
Tronquières (Aurillac) est le premier à bénéficier d’une offre très
haut débit (100 Mbit). Deux points noirs
Restent quand même deux points noirs : d’abord, le Cantal n’a pas
encore accès aux offres de réception de la télévision par ADSL. Bruno
Janet a annoncé vendredi qu’Aurillac serait desservie avant l’été et
que la couverture serait progressivement étendue ensuite.
D’autre part, les 6 % de Cantaliens non encore desservis, qui
pourraient l’être à l’horizon 2008. Les quatre départements d’Auvergne
ont en effet confié à la Région le soin de piloter un plan de
développement de technologies alternatives, a rappelé le président
Descoeur. Le Conseil régional devrait choisir à l’automne l’opérateur
qui sera chargé de les mettre en oeuvre avec le concours financier des
collectivités locales.
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