Aller au contenu principal

Zoom sur le village agroalimentaire de Camiols et ses trois entreprises

Les anciens abattoirs de Saint-Flour, à Camiols, sont au coeur d'un projet de village agroalimentaire.Une démarche qu'a expliquée Pierre Jarlier à l'occasion d'une visite du site le 19 février.

Dans les locaux occupés par Du Producteur à l'assiette, une société en plein développement.
Dans les locaux occupés par Du Producteur à l'assiette, une société en plein développement.
© UC

"Nous sommes sur un projet de nouvelle vie pour les anciens abattoirs de la ville de Saint-Flour acquis par la communauté de communes en 2003", a indiqué le président de Saint-Flour communauté, accompagné de Bernard Maury, vice-président. "Il s'agit d'un village agroalimentaire destiné à accueillir des entreprises de transformation liées aux productions du terroir. Un projet complémentaire à Volzac et son atelier technologique qui accueille déjà une centaine d'agriculteurs de toute l'Auvergne et qui, outre sa fonction de transformation de produits agricoles, a pour vocation d'être à la fois un outil pédagogique et de formation.

Le village agroalimentaire complémentaire

Le projet de village agroalimentaire de Camiols se caractérise par des locaux qui restent propriété de Saint-Flour communauté. La collectivité, au fur et à mesure des demandes d'installation d'entreprises, réalise les travaux nécessaires à leur activité et leur loue ensuite ces même locaux rénovés "à des conditions attractives".

Le secteur agroalimentaire représente un investissement des entreprises de 27,6 millions d'euros. Un secteur économique qu'accompagne  Saint-Flour communauté  de l'ordre de 800 000 EUR pour l'atelier technologique de Volzac et de 364 000 EUR pour le village agro-alimentaire de Camiols(1) qui, dans un futur proche, abritera trois entreprises, ce qui correspondra à une occupation à 50 % des anciens abattoirs d'une surface totale de 1200 m2.

Des locaux aisément transformables

Le projet de village agroalimentaire de Camiols s'appuie sur des équipement existants, à même de permettre l'installation d'une activité de manière très réactive, nécessitant seulement des adaptations légères en fonction des activités : chambres froides, chaînes de découpe de la viande, quais de chargement.

Du Producteurs à l'assiette

Depuis février 2018, Sébastien Maisonneuve et Didier Cheyrol sont associés au sein de la société Du Producteur à l'assiette. Ils occupent 270 m2 des locaux et disposent d'une chambre froide, d'un atelier  de découpe, de séchoirs, de bureaux.  Découpe et travail à façon de la viande, fabrication de charcuterie, plats cuisinés : ils travaillent pour une clientèle d'agriculteurs qui pratiquent la vente directe. Leur volume : cinq à six vaches par semaine, idem pour les veaux et 20 cochons.   L'effectif est passé en deux ans de deux à huit personnes et une embauche est prévue pour faire face à l'augmentation d'activité, ce qui s'accompagne du souhait de travailler davantage pour le local, un marché difficile à conquérir pour Didier Cheyrol...

Une beurrerie haut de gamme

La SAS Do Yen s'installera au "village" le 1er avril 2020 pour une production de beurre haut de gamme. La commercialisation de sa production est distribuée dans les magasins Grand frais, les restaurants gastronomiques et est aussi destinée à l'exportation.Dirigée par Hugues de Kerdrel, l'entreprise comptera un effectif de quatre à cinq personnes.

La société Do Yen a démarré son activité  en 2016 à Mende dans des locaux trop petits et inadaptés à leur développement. Elle dispose ici de 200 m2 et a réalisé son souhait de se rapprocher de l'autoroute pour la commercialisation de ses produits et de  la zone de production de sa matière première, la crème de lait fermière qui devrait être fournie (en projet) par le Gaec de la Roussière de Rezentières, avant sa transformation en beurre haut de gamme.

SARL Les Burons d'Auvergne

Enfin, la SARL Les Burons d'Auvergne a prévu de s'installer sur ce même site en septembre 2020 pour y développer une activité de commerce de produits auvergnats et préparation de produits "traiteur" dans un rayon de 100 km autour de Saint-Flour.Elle compte deux dirigeants : Jérôme Bibley et Julien Laffite. Créée en 2016, elle disposera sur Camiols, d'une surface de 100 m².

(1) Soit à ce jour, 1,2 million d'euros de travaux dont 33 % de subventions.

 


Le financement

Du Producteur à l'assiette

Saint-Flour communauté : 159 227 EUR  d'études et travaux (dont 80 000 EUR du Programme d'intervention agricole et rural, 67 735 EUR de DETR (État), 2037 EUR du Conseil départemental.

SAS Do Yen

Saint-Flour communauté : 200 000 EUR de travaux (dont 37 000 EUR de DETR et 37 000 EUR du Programme d'intervention agricole et rural).

SARL Les Burons d'Auvergne

Saint-Flour communauté : 5 500 EUR.

Les plus lus

Antoine, Éric et Yoann Foncelle, de l'EARL des Diagots
Transmission : « Reprendre la ferme familiale, une évidence »

À 23 ans, Antoine Foncelle est en plein dans l’aventure de l’installation. Son projet est de reprendre la ferme de son père.…

Conditions d'attribution, calcul des ressources, recours sur succession : la MSA Auvergne fait le point sur un dispositif qui préserve spécifiquement l'outil de travail des agriculteurs.
L’ASPA, un coup de pouce méconnu pour les retraites agricoles modestes

Complément de revenu destiné aux retraités les plus modestes, l’ASPA reste largement sous-utilisée par les exploitants…

une femme et un homme assis sur un mur
Gîtes et chambres d’hôte : Valoriser sa ferme et créer du lien

Dans le cadre de son installation, Floriane Varenne se lance dans l’accueil touristique avec son mari Jonas, tous les deux…

Nathalie Mallot, directrice de la FNSEA 03, et Laurent Thivat, vice-président de la FNSEA 03.
Tour de France : les agriculteurs de l’Allier mettent l’agriculture à l’honneur à Saulcet

À l’occasion du passage du Tour de France 2026 dans l’Allier, les agriculteurs et les viticulteurs réaliseront une fresque…

Théo Mialon, éleveur à Moissat, aux côtés de Viking, un taureau qui devrait partir en concours dès septembre 2026.
Installation : Théo Mialon, l'élevage charolais en héritage

À seulement 24 ans, Théo Mialon a déjà tout d’un agriculteur accompli. Installé depuis novembre 2022 sur l’exploitation…

Les cultures dérobées, une piste à explorer pour sécuriser les stocks fourragers

Les cultures dérobées fourragères peuvent permettre de reconstituer une partie des stocks sans pour autant s’avérer une…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière