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Cœur d’été : près de 70 % de professionnels cantaliens satisfaits

Tourisme : l’été 2025 se révèle encourageant pour le Cantal : fréquentation stable ou en hausse pour une partie des acteurs, mais dépenses en retrait et séjours plus courts.

Balade du tour du lac Saint-Etienne Cantalès
© Renaud Saint-André

Après un printemps et un début d’été plus que timides et même inquiétants, “on n’a pas levé le nez du 21 juillet jusque fin août, avec une fréquentation au mois d’août record, en hausse de 10 %, qui nous permis de rattraper largement notre retard”, retrace Élodie Brunon, responsable de la Maison de la salers à Saint-Bonnet-de-Salers. Une affluence qui a atteint un pic le 13 août pour le Festi’vache, dont la septième édition a enregistré le double de visiteurs que les années antérieures, soit près de 550 
personnes. 

Maison de la salers : un mois d’août record

La Maison de la salers a vu passer moins de familles, remplacées par des couples dont pas mal de retraités qui n’ont pas lésiné sur leurs achats à la boutique après avoir pu déguster les produits locaux. Les ventes y sont allées bon train avec des paniers affichant pour certains les 100 €. Et ce début septembre se présente sous de bons auspices avec “encore pas mal de passage”, se réjouit Élodie Brunon.

Ça a plutôt bien roulé pour le Gentiane Express

Dans les wagons du train touristique au départ de Riom-ès-Montagnes, ils ont été un peu moins nombreux cet été à prendre place. Une baisse, modeste, de fréquentation (- 4 %) a été enregistrée sur les mois de juillet et août, mais Tristan Brohan, président de l’association des chemins de fer de la Haute Auvergne, l’explique : “D’abord par les températures caniculaires qui font que les gens vont un peu moins dans le train et puis par le tournage de la saison 2 de la série TV Cat’s Eyes, synonyme de fermeture de la ligne une semaine durant.” 

Au mois d’août, ce sont tout de même 7 300 passagers qui ont embarqué (sur les 19 000 en moyenne à l’année) et consommé : le panier moyen à la boutique y a été un plus élevé. Des chiffres que pourrait venir encore conforter l’arrière-saison touristique.

Sur ce sujet : /Post confinement : des retombées pour le tourisme rural ?

Rocher de Carlat : effet Monaco ?

Les deux sites emblématiques du territoire aurillacois affichent une hausse de la fréquentation estivale. Est-ce la visite de la famille de Monaco qui a dopé les chiffres du rocher de Carlat  ? Ou bien les spectacles de fauconnerie proposés au sommet  ? Probablement les deux, décrypte Franck Rey, directeur de l’office de tourisme du pays d’Aurillac. En cumulé sur les deux mois, le site a franchi le cap du millier de visiteurs et a réalisé sa “meilleure saison”, sachant qu’il reste ouvert en septembre pour les groupes.
Dans les gorges de la Jordanne, le week-end de l’Ascension du 28 mai a fait carton plein avec près d’un millier d’entrées. Une bonne nouvelle pour lancer la saison estivale, perturbée par la chute d’un rocher en plein mois d’août. Résultat : quatre jours de fermeture totale et une réouverture partielle, qui a pu freiner les visiteurs. Malgré tout, le site enregistre 20 000 visiteurs et est accessible encore tout de mois de septembre...

Lire aussi /Puy Mary : "On est loin du tourisme de masse"

Est-Cantal : le yoyo de la météo

Côté Saint-Flour, la saison ne restera pas dans les annales. Hormis un pic sur le week-end du 14 juillet et un frémissement durant la première quinzaine d’août, la fréquentation touristique se résume à : “Circulez, il n’y a rien à voir”. Certains pointeront la canicule en juillet, d’autres la pluie et le froid en août et plus sûrement le manque de pouvoir d’achat des familles. 
Côté Murat et de son office de tourisme, la première tendance était un mois de juillet très calme après ceux de mai et de juin propices à la randonnée et au vélo dont de plus en plus d’amateurs font étape dans la Petite cité de caractère. Autre lieu et tout n’est peut-être pas à jeter, à Saint-Flour, les deux musées affichent le sourire. À la condition de se bouger un peu et de proposer des animations, le public a été au rendez-vous. Avec son voisin, le musée Alfred-Douët, les deux établissements totalisent plus de 4 300 visiteurs payants sur les deux mois. “Nous sommes sur les meilleurs chiffres depuis 2020”, précise Laurent Rizzo, directeur du musée de la Haute-Auvergne, responsable de l’exploitation du musée Alfred- Douët. 
En revanche, les activités de pleine nature ont subi le yoyo météo. Le mauvais temps est arrivé au pire moment sur le pic de fréquentation pour le motonautisme à Garabit. Avec vue sur le Viaduc de Garabit, l’hôtel-restaurant Le Beau Site annonce un bilan positif. “Certes, nous avons vu moins de monde les après-midis sur le site de Garabit, mais nous sommes installés depuis très longtemps avec une forte clientèle étrangère ayant encore du pouvoir d’achat ce qui fait que nous sommes sur les mêmes chiffres que les années précédentes”, confie Annie Bigot, propriétaire de l’établissement. 
 

Enquête : les professionnels satisfaits 
L’agence Auvergne-Rhône-Alpes Tourisme a livré le 28 août les résultats de son baromètre de “cœur d’été” sur la base de deux enquêtes réalisées auprès des professionnels du tourisme de la région, auxquelles 4 561 d’entre eux ont répondu. Pour une majorité (63 %), l’été 2025 (juillet-août) est un bon voire très bon cru, soit 5 points de plus que le taux de satisfaction au sortir de l’été 2024. Pour les professionnels cantaliens sondés, ce taux de satisfaction atteint 69 % : pour 43 % la fréquentation a été stable, pour 20 % d’entre eux elle est même en hausse, avec un mois d’août qui absorbe 65 % de la clientèle. Météo et fidélité de la clientèle sont les deux premiers facteurs de satisfaction avancés par les professionnels cantaliens (cités chacun par 49 % des répondants) devant l’attractivité touristique de la région (37 %) et l’image “refuge” de la destination en période caniculaire (32 %). 

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