VigiAgri, le réseau de vigilance agricole se déploie sur le Puy-de-Dôme
Face aux actes de délinquance dans les exploitations agricoles, le Puy-de-Dôme mise sur la solidarité et la prévention avec le déploiement de VigiAgri, un réseau de vigilance inédit associant agriculteurs et gendarmerie.
Face aux actes de délinquance dans les exploitations agricoles, le Puy-de-Dôme mise sur la solidarité et la prévention avec le déploiement de VigiAgri, un réseau de vigilance inédit associant agriculteurs et gendarmerie.
La semaine dernière, la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme, la FNSEA 63, Jeunes Agriculteurs 63 et le Groupement de Gendarmerie du Puy-de-Dôme ont officiellement signé le déploiement du dispositif VigiAgri. Ce réseau de vigilance, déjà opérationnel dans plusieurs départements français, vise à renforcer la sécurité des exploitations agricoles face à la délinquance.
VigiAgri, un système d’alerte SMS et de collaboration active entre gendarmes et agriculteurs
VigiAgri repose sur un réseau d’alertes permettant de diffuser rapidement des messages de vigilance en cas de phénomènes de délinquance avérés ou suspectés à proximité des exploitations. Les agriculteurs, informés en temps réel, peuvent ainsi adopter des mesures de protection adaptées et signaler sans délai tout comportement suspect à la gendarmerie.
Ce dispositif s’appuie sur une collaboration étroite entre les forces de l’ordre et des agriculteurs » explique le Colonel Vincent Moulin, commandant du groupement de gendarmerie du Puy-de-Dôme.
« Ces agriculteurs sont des référents cantonaux et des exploitants vigilants qui échangent régulièrement des informations avec les gendarmes. »
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Vigilance et sécurisation des exploitations agricoles face aux cambriolages
Au-delà des alertes, VigiAgri intègre une dimension préventive. Ce dispositif, né d’une convention nationale, s’inscrit dans une logique de maillage territorial. « Leur connaissance fine du terrain et leur présence quotidienne en extérieur en font des témoins privilégiés, capables de signaler des situations anormales. »
Avec VigiAgri, le Puy-de-Dôme renforce ainsi la protection de ses exploitations, tout en consolidant les liens entre les professionnels de l’agriculture et les forces de l’ordre.
« Ce dispositif est important pour nos exploitations car au-delà du carburant, nous sommes de plus en plus équipés d'outils numériques, faciles à transporter et à revendre » ajoute Andrien Lhommet, président de JA63.
Toutefois, le Colonel Vincent Moulin précise que VigiAgri n'est qu'un maillon dans la chaîne de sécurité des exploitations agricoles. « Des correspondants sûreté, formés par la gendarmerie, réalisent des diagnostics de sûreté directement dans les exploitations » précise-t-il.
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Ces visites gratuites permettent d’identifier les vulnérabilités et de proposer des solutions concrètes pour sécuriser l'exploitation : éclairage, systèmes de surveillance, ou encore bonnes pratiques en matière de protection des matériels et des stocks. L’objectif pour la gendarmerie et les agriculteurs est d'anticiper les risques plutôt que de les subir.
À cette heure, l'ensemble des agriculteurs du Puy-de-Dôme devraient être inscrits automatiquement aux alertes SMS, avec possibilité de désinscriptions. Les modalités techniques sont en cours d'élaboration.