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Vautours : quatre veaux réduits à l'os dans les Monts du Cantal

Quatre veaux retrouvés à l'état de squelette dans deux estives attenantes des Monts du Cantal. Sur l'un d'eux, une soixantaine de vautours se repaissaient.  

Les restes du veau retrouvé par Jean-François Velle.
© Gaec Capel Velle

Du veau salers croisé charolais âgé de 3 mois et 13 jours, il ne reste que le cuir, les côtes et les os des pattes. Ce veau, Jean-François Velle l'a vu dimanche dernier en pleine forme lorsqu'il est monté – comme tous les trois jours - sur la montagne d'Estrade, à un peu plus de 1 200 m d'altitude sur la commune de Saint-Vincent-de-Salers, près du col d'Aulac, où depuis le 25 mai, une cinquantaine de ses vaches suitées sont estivées. « Un éleveur dont je prends des bêtes en pension y était hier (lundi) et m'a dit qu'il y avait plein de vautours, je suis donc allé voir ce matin et j'ai découvert le veau, complètement dévoré avec une soixantaine de vautours dessus qui se sont envolés à une centaine de mètres plus loin », témoigne l'éleveur en Gaec avec son épouse Sandrine Capel.

On n'élève pas des animaux pour qu'ils se fassent dévorer vivants"

Des rapaces aux dimensions impressionnantes et à l'appétit visiblement vorace : son voisin d'estive a lui recensé le même jour trois veaux réduits à l'os, à 200 puis 300 mètres de là, en contrebas. «Si il n'y avait que le cas de mon veau, j'aurais pu me poser la question d'un veau malade, mais là quatre d'un coup, c'est impossible », insiste l'éleveur qui a aussi constaté l'agitation inhabituelle du troupeau : des vaches d'ordinaire dociles, énervées « comme jamais », prêtes à charger. 

Charognards mais pas que... 

« Il a forcément fallu qu'il se passe quelque chose », avance Jean-François Velle qui a successivement contacté l'Office français de la biodiversité (OFB) puis la DDT (Direction départementale des territoires) pour signaler cette attaque. « On m'a répondu que le vautour n'attaquait pas les animaux vivants, que c'était des charognards... et que de toute façon, c'est une espèce protégée et qu'il n'y a pas d'indemnisation, s'agace l'agriculteur d'Ally. Sauf qu'on n'élève pas des animaux pour qu'ils se fassent dévorer vivants, sans compter qu'un broutard comme celui-là c'est au minimum une perte de 1 500 € ! »

Ce cas n'est pas le premier rapporté dans le département depuis la sortie des animaux ce printemps alimentant l'inquiétude, l'impuissance et la colère des éleveurs.

Lire aussi Des veaux proies ou charognes à Trizac

 

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