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Elvea
Une foire au gras très attendue à Saint-Flour

Les cours de la viande progressent, les labels rassurent, et les acheteurs répondent présents : vendredi 19 septembre, la foire au gras de Saint-Flour devrait confirmer son rôle de baromètre. 

Un éleveur aux côtés de sa vache aubrac engraissée.
Venu de Saint-Cernin, le Gaec Angelvy, représenté ici par Jordan, participera pour la 9e fois à la foire sanfloraine d’Elvea. Il amènera quatre vaches engraissées, dont Rosière (photo), vache de 5 ans. 
© R. Saint-André

La foire au gras de Saint-Flour, vitrine de la filière viande

Plus qu’un marché, la foire au gras de Saint-Flour est un véritable baromètre de la qualité et des tendances pour la filière viande.
Organisée par la section sud-Massif central d’Elvea, elle récompense le travail d’éleveurs exigeants et confirme l’attractivité des races locales sous signes de qualité. C’est ainsi qu’elle s’est imposée comme un temps fort incontournable, tant pour les professionnels de l’élevage que pour ceux de la boucherie.
Rendez-vous cette année le 19 septembre 2025, pour une 9e édition.

80 animaux, 33 éleveurs et 7 départements représentés

Cette année, 80 animaux seront présentés par 33 éleveurs venus de sept départements du berceau des races à viande.
L’aubrac, en pure race ou croisée, dominera les allées, mais avec pas moins de 14 sections au total, dont des vaches et génisses bio, les autres races (salers, limousines, charolaises) gagnent du terrain.
“Ce sera plus équilibré que les années précédentes”, observe Marie Théron, technicienne d’Elvea.

Le Gaec Angelvy, fidèle de la première heure

Le Gaec Angelvy, installé à Ourzeaux de Saint-Cernin, fait partie des fidèles. Son histoire avec la foire est liée à Philippe Angelvy, ancien administrateur d’Elvea, et à son fils Jordan, associé aux côtés de sa mère Martine.

La foire de Saint-Flour, c’est toujours un plus ; les acheteurs, abatteurs et bouchers y sont nombreux et promettent une belle valorisation." Jordan Angelvy, éleveur de Saint-Cernin, qui amènera quatre animaux.

Le Gaec exploite 225 hectares, dont 20 à 30 ha de céréales et de la luzerne pour l’engraissement, essentiellement sous signe de qualité Bœuf fermier aubrac. Avec 170 vêlages par an en race pure, il présentera quatre vaches âgées de 4 à 9 ans, réformées pour des problèmes de pattes, de lactation, de gestation ou de caractère.

“Quatre animaux, c’est le maximum autorisé pour les adhérents Elvea, deux pour les non-adhérents”, rappelle Marie Théron.

Une recherche constante de plus-value

L’an dernier, les trois quarts des 77 animaux présentés étaient des aubrac ou croisés aubrac. Ils ont affiché une hausse des prix de 20 à 25 centimes, atteignant une moyenne de 7,58 €/kg.

“Cette année devrait être encore meilleure”, prédit la technicienne, soulignant la tendance haussière du marché de la viande.

Pour Jordan Angelvy, l’intérêt économique est clair :
Le label sur la foire apporte au moins 1€/kg de plus-value sur de bons animaux, et si c’est 2€, c’est encore mieux !”

Le jeune éleveur espère également être retenu pour les enchères, lui qui a déjà été sélectionné à deux reprises lors de précédentes éditions.
Les animaux seront départagés par quatre jurys composés chacun de trois personnes.


Cinq enchères et une nouveauté

Cinq catégories sont prévues :

  • meilleur animal (Miss Saint-Flour) ;
  • meilleure vache aubrac ;
  • meilleure salers ;
  • meilleure génisse ;
  • et nouveauté cette année : la meilleure vache toutes races confondues.

Ouverte aux visiteurs dès 11 heures, la foire s’appuie sur des partenaires solides :
la mairie de Saint-Flour, le Comité des foires et marchés, le lycée agricole de Volzac et la Fédération nationale des concours d’animaux de boucherie.

Quelque 150 invitations ont été adressées en amont aux acheteurs potentiels de la région pour garantir des ventes animées et une belle valorisation des animaux.

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