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« Un bon produit valorisant notre métier »

Six éleveurs ont fait le choix de la transformation d’une partie de leur production en formage. Les produits de « Saveur Lozère» ont été présentés au public à l’occasion de Salon de l’agriculture, puis au Mondial de la brune où les tommes ont connu un grand succès.

© Sandra Hartmann

De belles tommes de cinq à six kilos nommées Fondant, Paysan, Gourmand et Affiné. Ce sont là les déclinaisons de la marque « Saveur Lozère » issus du lait de six producteurs répartis entre Barjac, Chanac, Chirac, Le Chastel-Nouvel et Saint-Germain-du-Teil. Ces éleveurs ont fait le choix de la diversification. « Le prix du lait était bas, se souviennent Marie Favier du Gaec les Falaises de Barjac et Patricia Bonnal du Gaec de Chanac. Se diversifier était une solution pour s’en sortir. » L’effervescence du mondial de la brune et la bonne idée du président de la race José Baechler qui leur propose de travailler sur un fromage à base de lait de brune ont été les éléments déclencheurs. Les agriculteurs de Lozère font le voyage dans une fromagerie au Temple-sur-Lot, dans le Lot-et-Garonne, pour un premier contact, et pour goûter les produits. Ils en repartent convaincus. Quelques mois plus tard naissaient les premiers fromages « Saveur Lozère ». Après une première dégustation au Salon de l’agriculture, ils sont présentés au mois d’avril à Mende. Depuis le début de l’été, les tommes sont proposées sur les foires et les marchés. Les fromages seront présents sur le marché, les 21 et 22 octobre à Montpellier, à l’occasion de la manifestation « La Lozère fait sa comédie ».
Vingt mille litres pour commencer
Au total, entre le Salon de l’agriculture et le Mondial de la brune, les producteurs ont transformé environ 20 000 litres de lait, soit 350 fromages. « Ce sont des recettes existantes, indique Patricia Bonnal. Mais la première dégustation a été particulière, j’étais fière d’avoir contribué à faire un bon produit, valorisant notre métier. » La fierté est aussi de mise du côté de Marie Favier. Les deux agricultrices évoquent un moral retrouvé, bienvenu dans un contexte de production si difficile. Les noms des fromages sont venus au fur et à mesure. Tout le monde a participé, même les enfants des agriculteurs impliqués dans le projet. Quatre noms ont fini par faire l’unanimité : Fondant, Paysan, Gourmand et Affiné.

La suite dans le Réveil Lozère, page 4, édition du  1er septembre 2016, numéro 1373.

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