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PORCS
Toute une filière en marche derrière le Porc de Haute-Loire

L’Association «Porc de Haute-Loire» a tenu son assemblée générale lundi 25 février dernier dans les locaux de la DDT au Puy en Velay.

Une «poignée» de producteurs de  porc  spécialisés assure 37% de l’activité des abattoirs locaux. Le porc représente le même tonnage que le bœuf ! Mais comment faire face à la diminution de la production porcine départementale malgré la qualité reconnue des produits et du succès de la marque locale «Porc de Haute-Loire»? C’est la question que se sont posée les responsables de l’association qui porte cette marque, réunis en assemblée générale lundi 25 février dernier au Puy.

Belle mais fragile filière locale à la traçabilité garantie
Tous les acteurs de la filière porcine Haute-Loire sont unanimes pour dire que le travail engagé depuis 1998 par l’association pour la promotion du porc de Haute-Loire a permis le maintien d’une production de viande de porc de qualité. Le porc Haute-Loire né, élevé, abattu est presque exclusivement consommé en Haute-Loire. En cette période où sur certaines filières internationales la traçabilité est pour le moins complexe, il en est tout autrement pour nos porcs locaux. En effet les producteurs et les sociétés de commercialisation et de distribution ont leur siège en Haute-Loire. Le consommateur peut être sûr de l’origine et de la qualité de la viande qu’il a dans son assiette quand il choisit la marque «Porc de Haute-Loire».

Pérenniser cette démarche quand la production baisse
Maurice Imbert, président de l’association pour la promotion du porc Haute-Loire et Dominique Chalendard vice président de la Chambre d’Agriculture constatent que le cheptel départemental de truies va baisser de 15% soit 1000 animaux. Cette baisse du cheptel naisseur va entrainer une baisse à terme de plus de 20 000 porcs charcutiers par an. Aujourd’hui la question du maintien des élevages naisseurs est clairement posée. Moins de truies aujourd’hui c’est moins de porcs charcutiers demain et donc une baisse annoncée du tonnage de viande abattu en Haute-Loire. La production porcine se concentre dans de moins en moins d’élevages et dans de moins en moins de régions. «Ce n’est pas bon pour nous alors que le porc a toute sa place dans notre élevage et notre agriculture de montagne» soulignent-ils. D’autre part, l’augmentation du prix des céréales se traduit par une augmentation du prix de la viande de porc même si celle-ci reste encore la plus accessible aux consommateurs. La céréale qui est un aliment noble représente les deux tiers du coût de production d’un porc charcutier.

Marc Martin

Porc de Haute-Loire :

"Une marque qui rassure et fidélise"

Retrouvez les témoignages des différents acteurs de la filière départementale "Porc de Haute-Loire", comme les abattoirs, boucheries, et grandes distributions, dans nos éditions papier du vendredi 8 mars.

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