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Tous les voyants au vert pour La Bogue du Cantal

Forte d’une troisième campagne réussie, La Bogue du Cantal entend développer sa gamme de produits à la châtaigne et perfectionner son atelier. 
 

Les membres de la Bogue du Cantal projettent de nouveaux investissements.
© La Bogue du Cantal

Optimisation de la qualité des fruits, du process d’épluchage, extension de la gamme de châtaignes proposée... : au terme de sa troisième campagne, la SAS La Bogue du Cantal - qui réunit 19 castanéiculteurs passionnés(1) - coche toutes les cases des objectifs qu’elle s’était fixés avec une série de tests réussis. 
En termes quantitatifs d’abord, malgré une année pas spécialement favorable à la production, les volumes ont été maintenus et même légèrement relevés avec 20,8 tonnes apportées à son atelier du Veinazès, par 65 producteurs et particuliers dont les membres de La Bogue. Qualitativement ensuite, avec l’instauration d’un contrôle sanitaire à l’arrivée pour écarter les lots véreux ; un seul, modeste, l’a été. “Ça nous a aussi permis de faire de la sensibilisation auprès des apporteurs en rappelant l’importance de faire tremper les châtaignes en amont pour retirer facilement celles gâtées”, explique Sarah Lamsaif, associée de la SAS. 

Épluchage cadencé et optimisé

Mais l’enjeu majeur de la campagne écoulée portait sur une plus grande efficience de la phase d’épluchage, la plus chronophage et gourmande en main d’œuvre. Pour l’optimiser, La Bogue du Cantal a investi dans un convoyeur d’occasion qui a permis d’abaisser de près de 40 % le coût d’épluchage ramené à la tonne de fruits traités. Concrètement, après avoir été brûlées pour en retirer la première peau, les châtaignes sont passées dans une parmentière, puis désormais acheminées sur le tapis du convoyeur : elles sont alors réparties manuellement dans trois couloirs, séparant les fruits brisés, de ceux à jeter et des meilleurs pouvant aller en bocaux. De ce fait, les salariés(2) ne sont plus obligés de retirer les peaux des fruits destinés à la brisure, un précieux gain de temps. 
“Le convoyeur permet de cadencer le travail, on craignait au départ de perdre en qualité en travaillant plus vite : ce n’est pas le cas”, précise Sarah Lamsaif. À 37 %, le taux de perte global est en effet inférieur aux prévisions. 

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Confiture et pâtes à la châtaigne

La performance et l’optimisation sont donc au rendez-vous et se conjuguent avec une diversification de la gamme de La Bogue du Cantal, deux nouveaux produits ayant passé les premiers tests. Un premier lot d’éclats (brisures) de châtaignes a ainsi été transformé en confitures par un prestataire, Verfeuille, spécialiste de la châtaigne des Cévennes. Un autre est entré dans la fabrication de pâtes artisanales aux châtaignes (mélange de farines de blés de Limagne et châtaignes du Cantal) à la Pastas du Sancy, une entreprise bourboulienne. Si ces recettes ont été validées par les associés, il leur reste à passer au verdict des clients des épiceries, supermarchés, magasins de producteurs qui travaillent avec La Bogue du Cantal. 

Cagnotte Miimosa

“Tous les signaux sont au vert”, affiche la société du Sud-Cantal, dont l’objectif est de continuer à investir dans son outil de transformation pour abaisser encore ses coûts d’épluchage tout en étoffant sa palette de produits. C’est en ce sens, qu’en parallèle d’autres sources de financement, elle vient de lancer une cagnotte sur la plate-forme Miimosa autant pour se faire davantage connaître, impliquer ses clients dans son essor que pour recueillir 5 600 € de financement participatif. Chaque don (montant libre) à la cagnotte ouverte jusqu’au 27 avril sera récompensé d’une contrepartie : par exemple un panier garni avec un assortiment des nouveaux produits de La Bogue du Cantal pour 50 € de dons ou plus. Les castanéiculteurs associés vont aussi multiplier les occasions de promouvoir leur démarche et leurs produits en participant, entre autres, aux Sites remarquables du goût à Mourjou mi-juin, à la Foire à la châtaigne à l’automne, en organisant une journée portes ouvertes à son atelier le 29 septembre... 
(1) Dix-huit producteurs de la Châtaigneraie cantalienne et un associé non producteur, H. Monier.
(2) Une équipe de l’Adapei et des salariés fixes embauchés sur 2,5 mois. 

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