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Tersons Aubrac : la tradition du bœuf de Pâques

Les Tersons aubrac reviennent au premiers jours du printemps, du 20 au 22 mars, dans les rues de Pierrefort. L’occasion de sortir et de renouer avec la tradition, la fête et la convivialité

une rangée de vaches avec du pubic sur la gauche de la photo.
Cette année encore, le ciel fera la différence pour une fête qui puise dans la tradition.
© b.parret

C'est reparti pour un tour

Depuis près de 30 ans, les Tersons aubrac sont bien installés dans le paysage des rendez-vous festifs de la région. Ils en constituent même le premier rendez-vous après de longs mois d’hiver. La tradition voulait que pour Pâques, les bouchers présentent en place publique leurs plus beaux animaux. La coutume était forte à Pierrefort comme les films amateurs des années 1950-1960 du pharmacien du village Roger Besse en attestent (ils seront à redécouvrir vendredi et dimanche à 16 h 30 salle Roger-Besse). Attachés à la race aubrac, les éleveurs locaux étaient également réputés dans toute la France pour la robustesse de leurs bœufs au temps de la traction animale. 


Revisiter le passé


Alors, dans les années 1990, l’idée de remettre au goût du jour la tradition du bœuf de Pâques a fait le tour du... zinc. “C’était au café, avec Jean-Pierre Dutrevis, ce projet nous a tout de suite séduits, et nous avions à l’époque toute une filière à faire valoir avec des éleveurs de la race aubrac, un abattoir et des bouchers”, rappellent Robert et Christian Bos, Bernard Coudy et Claude Rouchès, acteurs de la première heure de cet événement désormais bien ancré dans le calendrier. En 1996, Les Toques d’Auvergne se déplacèrent avec foule de journalistes, tandis que l’agence Sirventès posait les bases de l’organisation de la fête. Le succès fut immédiat ! Le foirail était noyé de monde, venu assister à la vente aux enchères des plus belles bêtes du pays. Trente ans après, la recette n’a pas changé. On vient pour le moment convivial, pour déguster la viande du pays et les autres produits : un plaisir simple à l’heure où le monde semble flancher.   
Pour l’organisation, ceux du départ sont toujours là, les tempes blanchies mais l’œil toujours vif à l’évocation des bons souvenirs avec des éditions dans la neige et le froid, des grandes affluences, des célébrités présentes... De ces souvenirs qui vous donnent l’envie de continuer. D’autant qu’il y a toujours quelques nouveaux pour compléter les rangs d’une équipe de bénévoles d’une quarantaine de personnes, une équipe accompagnée par Isabelle Robert, de l’office de tourisme, et les services municipaux.  Il y a aussi la fidélité des annonceurs et des partenaires, d’ailleurs  très mobilisés pour cette année. 


Dès ce vendredi


Le week-end débutera, dès le vendredi, avec l’accueil des camping-caristes. Depuis des années, ils viennent en nombre de toute la France et une place de choix leur est réservée. Un pot de l’amitié leur sera offert à 18 h 30. Samedi matin, la journée débutera par une visite d’une fromagerie avec fabrication du cantal et dégustation (5 €, départ en navette depuis l’office de tourisme à 9 heures et 10 h 30). Pour se mettre en jambes, à 9 heures, une randonnée-découverte conduira du village de Trénac vers de beaux points de vue sur les monts du Cantal. Un arrêt au four de Faverolles offrira de déguster le pain cuit au feu de bois (Départ devant l’OT en navette jusqu’à Trénac). Pierrefort étant aussi réputé pour cette discipline, les amateurs pourront s’affronter lors du concours de boules carrées (à partir de 9 h 30). L’après-midi, Étienne Barthélémy conduira les participants vers les gorges de la Truyère pour explorer l’histoire géologique du pays (point de vue du Fer à Cheval à Sainte-Marie à 14 h 45, 3 €). Pour d’autres, il sera possible de découvrir l’agriculture locale avec la visite d’un élevage aubrac (14 heures et 15 heures, rendez-vous devant l’OT). 


Dîner-dansant


Le soir, à la halle d’animation, sera ouvert le dîner-dansant avec cette année les accordéonistes Laurent Mallet et Gilles Saby (réservation obligatoire avant le mercredi 18 mars). 
Dimanche, en attendant la vente aux enchères des animaux aubrac (voir encadré), la messe sera 
célébrée en présence des confréries. Le public retrouvera celles des Compagnons du Poinçon de Quincy, des Tastes fromages et grands fileurs d’aligot de l’Aubrac, des Amis de Brouilly. Cette année, Pierrefort accueillera pour la première fois la Confrérie de la truffade créée en 2015 dans le Puy-de-Dôme. Pour sa part, et comme chaque année, la Confrérie  des Tersons intronisera dans ses rangs deux nouveaux membres, un homme et une femme dont les noms ne seront dévoilés qu’en fin de matinée au moment de la cérémonie. 
Partout dans le village, les groupes musicaux animeront la journée, et il sera possible de déambuler de l’espace des artisans, aux expositions photos de Joël Ramadier, des tableaux de Claudie Delcher ou encore des vieux camions de pompiers, de faire ses emplettes au marché du terroir. Sur la place de l’église, l’espace enfants sera complété avec l’installation d’un manège insolite, en plus de la présentation des animaux de la ferme, des jeux traditionnels et de la course de tracteurs à pédales. 

Aux enchères

Claude Rouchès n’a jamais amené d’animaux car il est, depuis les débuts, le commissaire de la vente aux enchères des animaux aubrac. Exposés toute la matinée sur le foirail, ceux-ci sont vendus à partir de 15 heures. C’est le clou de la journée appelant la curiosité des touristes de voir monter les prix en se piquant au jeu des pronostics. Les vendeurs se disputent les bêtes ce qui n’est pas pour déplaire aux éleveurs. Certains animaux termineront sur des étals parisiens, clermontois ou aveyronnais. 

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