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SIA 2026 : des éleveurs de l’Allier en route pour le Salon de Paris

Matthieu Labergerie, éleveur ovin à La Chapelaude, et Michel Clément, qui fera découvrir l'Âne bourbonnais, prennent la route pour le Salon International de l’Agriculture de Paris.

Un éleveur ovin de l’Allier en route pour le SIA

Matthieu Labergerie, éleveur ovin à La Chapelaude, prend la route pour le Salon International de l’Agriculture de Paris. 

Il avait déjà concouru en 2020. 

Il renouvelle l’expérience cette année.

« En 2020, le Salon avait fermé un jour plus tôt », se souvient Matthieu Labergerie, cette année où l’épidémie de Covid-19 confinait le monde. 

Cette édition-ci, le contexte sanitaire ne permet pas la présence de bovins. Mais les ovins y ont toute leur place.

Exploitant depuis 2015 en polyculture élevage, Matthieu Labergerie possède un cheptel de 420 brebis dont quasiment toutes, à 90 %, sont sélectionnées en race Texel.

 

 

Se situer par rapport aux autres professionnels

Pour sa première participation au Salon International de l’AgricultureMatthieu Labergerie souhaitait montrer ses animaux et se confronter à ses pairs : « cela permet de se situer au niveau de l’évolution des animaux par rapport à la race », explique-t-il.

Cette année, c’est le président de la race ovine Texel, Jean-Marie Gaujour, qui a encouragé les éleveurs français à monter leurs moutons

« Il souhaite marquer le coup en 2026 pour mettre la race Texel en valeur », relate l’exploitant de La Chapelaude.

Ce sont donc 12 éleveurs race Texel qui seront présents au Salon de Paris, dont trois de l’Allier, et d’autres du sud de la France, de la Corrèze, des Ardennes et de l’Aisne.

 

 

Une préparation soigneuse avant le concours parisien

Matthieu Labergerie, lui, présentera trois agnelles, un adulte bélier et six agneaux

Comment se prépare-t-on pour un concours ? 

« Il faut les soigner un mois et demi à l’avance. On les prépare, on les lave, on retouche la laine », énumère-t-il, « pour que ces moutons soient les plus présentables et jolis possible ». 

Côté alimentation, il se réjouit du dernier automne qui était « propice à la pousse d’herbe », les bêtes en ont profité.

 Un transporteur montera 80 animaux, dont les 10 de Mathieu. 

Entre éleveurs, une organisation se met en place : deux ou trois d’entre eux partiront avec le camion pendant que les autres continuent le travail sur leur exploitation.

Matthieu Labergerie se rendra au Salon le premier week-end pour le concours du dimanche matin. 

« En 2020, j’avais dû gagner un premier prix laine », se rappelle vaguement l’éleveur de l’Allier. 

Il commente : « c’est toujours important d’avoir un prix, mais c’est le suivi des bêtes en génétique qui m’importe le plus. L’œil des juges orientera nos décisions pour améliorer la qualité des bêtes ».

Attend-il tout de même un prix pour cette édition 2026 

« C’est toujours mieux quand on a quelque chose, cela permet de valoriser nos bêtes ». 

Puis, il souligne l’intérêt du Salon : « on rencontrera la clientèle, on verra du monde, on fera des connaissances ».

 L'évènement de la capitale est toujours un rendez-vous fort pour les acteurs du monde agricole et le public.

 

Une belle ânesse au Salon international

Au Salon International de l'Agriculture (SIA) de Paris, les éleveurs viennent présenter des races peu connues. 

C'est le cas de Michel Clément, qui fera découvrir l'Âne bourbonnais.

Installé depuis 2019 sur Braize, Michel Clément élève une trentaine d'Ânes bourbonnais par an dans son asinerie du Tremble

Actif dans l'association française de l'Âne bourbonnais, c'est la troisième fois qu'il participe au Salon de Paris.

 Pour cette édition, il montera l'ânesse Loma du Tremble.

« Loma présentera la race. Elle est bien dans le modèle, bien dans le critère », assure Michel Clément. Il poursuit : « l'Âne bourbonnais est assez docile. Il est très osseux et costaud et mesure entre 120 et 135 mètres, une taille favorable à la randonnée et aux attelages. »

 

Choyée pour rester belle

Loma ne montera pas seule à Paris, elle sera accompagnée de Jojo, élevé dans la Creuse, et qui concourra au trophée national de l'âne

Les deux ânes sont choyés par leurs maîtres en amont du Salon. 

« J'en prends bien soin pour qu'elle reste belle. Elle est mise à l'écart du troupeau pour qu'elle n'ait pas de blessure », détaille le passionné des ânes

Il faut aussi les mettre dans un contexte de foule, en la sortant plus et la faisant travailler. 

« Loma et Jojo sont habitués des Salons. Sur place, on les sort tous les matins pour les détendre avant l'arrivée du public. »

Pour Michel Clément, le SIA, c'est représenter une race avant tout. 

« Je monte pour la race, pas pour mon élevage personnel », expose-t-il. 

« Pour faire découvrir cette race qui est menacée, à faible effectif. »

 

Lire aussi : Pas de bovins au Salon International de l'Agriculture, les organisateurs appellent à la solidarité

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