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Responsable et durable, l'interprofession bétail et viande s'engage

Réunis en séminaire le 22 septembre, les membres d'Interbev Nouvelle-Aquitaine ont fait le point sur leur feuille de route et les travaux engagés et en particulier sur l'engagement de la filière élevage dans une démarche de responsabilité et de durabilité.

© P. Dumont

Entre 2000 et 2010, le nombre d'exploitations néo-aquitaines a diminué de 27 % de même que le potentiel de production théorique des élevages. Le cheptel régional, à plus de 80 % constitué de vaches allaitantes, recule également à la faveur d'une décapitalisation régulière. Malgré une extensification de la production qui correspond aux voeux de la société et à une meilleure productivité, les productions végétales et notamment les grandes cultures progressent au détriment de l'élevage. Face à ce constat, « il est plus que jamais nécessaire d'être solidaires », a rappelé Didier Gouraud, président d'Interbev Nouvelle-Aquitaine en introduction du séminaire du 22 septembre consacré à la valorisation de l'engagement de la filière en matière de responsabilité et de durabilité. Au niveau européen, il faut également agir. Comme l'a souligné Marine Colli, responsable des enjeux publics, nationaux et communautaires à Interbev, de nombreuses propositions législatives sur les thématiques élevage et consommation de viande sont attendues d'ici la fin 2023. Elles laissent craindre de nouvelles contraintes et de nouvelles charges à l'image de la directive IED. Les accords de libre-échange (Mercosur, Australie, Nouvelle-Zélande), un temps enterrés, refont aussi surface aussi surface Même s'ils semblent en totale contradiction avec le Green Deal voulu par l'Europe. « Ce contexte est également une opportunité, celle de promouvoir notre modèle de production auprès des leaders politiques », précise Marine Colli. Dans cette optique, Interbev a d'ores et déjà listé des critères de durabilité pour ébaucher une définition claire du modèle de production agricole responsable et durable à la française. D'autre part, pour mieux répondre aux questions de la société, Interbev s'est engagé dans une démarche de certification RSE* depuis plusieurs années. Labellisée une première fois en 2018, l'interprofession poursuit son travail en la matière. Une démarche qu'elle explique dans son pacte sociétal, au travers de 4 axes : préserver l'environnement, assure le bien-être animal, permettre une rémunération des producteurs équitable et une alimentation de qualité. Cette démarche a également permis aussi à Interbev d'engager un dialogue étroit avec de nouveaux interlocuteurs de la filière : ONG, Ademe, consommateurs... À l'occasion de la révision de la certification en 2021, tous ont été interrogés au niveau national et régional sur leurs attentes et les actions déjà engagées par Interbev. Des enjeux sur lesquels se mobiliser et d'autres à conforter ont été identifiés. La rémunération des producteurs, le renouvellement des générations, la lutte contre la déforestation, la valorisation des coproduits, la production d'énergie apparaissent comme prioritaires. Le séminaire s'est poursuivi par deux tables rondes. La première était consacrée à la contribution de la filière régionale à une offre responsable et durable. Les participants y ont évoqué la RHD, débouché important et en progrès pour la filière. Abordées également les questions d'innovation produit notamment en matière de découpe et les attentes du consommateur de demain. Dans la seconde table ronde, les participants se sont interrogés sur les pratiques à adopter pour un élevage et une mise en marché responsable et durable. L'après-midi a été consacré à des ateliers de travail sur les messages clés et le plan d'action pour valoriser l'engagement de la filière régionale avec les élus du territoire.

 

* Responsabilité Sociale des Entreprises

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