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Reprendre une exploitation agricole : focus sur une transmission de verger

Intéressé(e) pour reprendre une exploitation agricole ? À l'occasion de la Quinzaine de la Transmission, Nicolas Obin nous raconte son projet de reprise du Verger de l'étoile à Saint-Sandoux. Entre difficultés administratives et collaboration avec le cédant, découvrez son témoignage.

photo de nicolas obin ingénieur reconverti dans l'agriculture
Reprendre une exploitation agricole : Nicolas Obin va reprendre Le verger de l'étoile à Saint-Sandoux.
© Nicolas Obin

Vous souhaitez reprendre une exploitation agricole ? À l'occasion de la Quinzaine de la Transmission, découvrez le parcours d'un repreneur à Saint-Sandoux.

À 32 ans, Nicolas Obin se prépare actuellement à reprendre l'exploitation arboricole de Pierre Sauvat à Saint-Sandoux, Le verger de l'étoile.

L'ancien ingénieur en aéronautique a entamé sa reconversion suite à la crise du Covid. Après s'être préparé pendant trois ans en travaillant dans diverses fermes de la Drôme et de la Haute-Loire, Nicolas Obin a cherché une exploitation à reprendre. Séduit par Le verger de l'étoile, il a rencontré le cédant, Pierre Sauvat, et a décidé de se lancer dans un projet de reprise.

« C'est un verger de 14 hectares et demi, en bio, avec 100 % d'arbres fruitiers. » Les pommes sont transformées sur place et puis vendues en direct sous la forme de jus de fruits et de compotes : « Il n'y a pas plus gratifiant, pour moi, que la vente en direct ».

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Reprendre une exploitation agricole en collaboration avec le cédant


Une embauche à temps complet n'étant pas possible, il a réussi à bénéficier d'une possibilité de stage STIT (stage test installation/transmission) offerte par Pôle emploi pour travailler avec Pierre Sauvat pendant 15 mois et préparer ainsi la transmission du verger.

« Je suis donc stagiaire à temps complet, rémunéré par Pôle emploi puis par la Région. Je vis avec 750 euros par mois depuis 1 an, mais heureusement j'avais quelques économies de côté », indique Nicolas Obin.

Entre les deux hommes, le contact est bien passé : « Nous avons de bons échanges et une bonne communication, ce qui est primordial. La signature du compromis en octobre dernier nous a sécurisés tous les deux. Depuis, nous avons un rapport d'associés ».

Pierre Sauvat étant très impliqué localement dans différentes structures, il a pu guider le repreneur. « J'ai eu cette chance, il m'a pas mal aidé et a répondu à mes questions. » En plus de cette exploitation, il prévoit également de reprendre 6 hectares à Saint-Amant-Tallende pour avoir accès à une chambre froide et sur place, le bâtiment actuel du verger n'étant pas fonctionnel. « C'est un peu comme si je reprenais deux exploitations », plaisante-t-il.

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Beaucoup d'interlocuteurs et de problèmes administratifs


Même s'il est suivi par la Chambre d'agriculture, Nicolas Obin a parfois eu du mal à comprendre tous les rouages administratifs : « Les processus ne sont pas toujours très clairs ni formalisés. Il existe beaucoup d'organismes et ils ne collaborent pas toujours les uns avec les autres. Il faut être patient. Parfois, je me dis "Heureusement que je suis ingénieur", car il faut un solide bagage dans plusieurs domaines. »

En attendant, le jeune homme reste concentré sur son objectif : « C'est un beau projet, mais semé d'embûches et de complexités. La lenteur des processus est une difficulté, ainsi que les investissements nécessaires au démarrage. Humainement, je n'ai rien à dire, toutes les personnes que je rencontre sont à mon écoute, et c'est ça qui me fait tenir ».

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