Aller au contenu principal

Qui sont les jeunes as cantaliens du pointage ?

La finale départementale de jugement des animaux a départagé 170 jeunes motivés au lycée Pompidou. Huit ont décroché leur ticket pour Paris et le Sia.
 

Direction Paris en février pour les qualifiés à la finale nationale de jugement.
© Patricia Olivieri

Mercredi 11 décembre après-midi, dans le grand amphi du lycée Pompidou, il y avait clairement battle à l’applaudimètre entre les élèves de l’établissement aurillacois et leurs homologues du LPA de Saint-Flour, en lice pour les très convoitées premières places de la finale départementale de jugement d’animaux par les jeunes, qualificatives pour la finale nationale au le Salon de l’agriculture 2025. Avantage à Pompidou cette année avec huit des onze places(1) trustées par le lycée accueillant, contre deux aux Sanflorains et une à la MFR de Marcolès. Il faut dire que le niveau était relevé, au diapason de la motivation des quelque 170 jeunes concurrents, issus des MFR de Marcolès et Massalès, des lycées agricoles Pompidou et des Hautes Terres. 
À l’image de Maud Lhéritier, en terminale de bac pro CGEA à Pompidou, qui s’est hissée à la première place du concours de pointage ovins (race BMC). Après un BTS, la jeune fille projette de s’installer avec des bleu du Maine, la race ovine fétiche élevée jadis par son grand-père à Lascelles. Pour l’heure, Maud, bientôt 18 ans, prend soin de quelques salers et d’une troupe bigarrée de 14 chèvres. Et si la future jeune agricultrice ne s’attendait pas à décrocher son ticket pour Paris (“je pensais même m’être foirée”, confie-t-elle), elle avait mis tout de même les chances de son côté en allant s’entraîner chez Mickaël Lhéritier, l’éleveur qui a mis ses brebis à disposition pour le concours. “Après, c’est le talent... ou plutôt la chance !”, sourit la jeune fille. 

Les filles aux avant-postes

Même détermination chez Élodie Condamine, dont les parents élèvent un troupeau de prim’holstein et de normande, ainsi que des aubrac à Saint-Saury. Arrivée troisième l’an dernier, Élodie a décroché cette année la première place après s’être elle aussi entraînée à domicile. “Je suis très fière d’avoir été sélectionnée, j’imagine que mon père le sera aussi”, glisse la jeune fille, qui, après un BTS PA, compte rejoindre le Gaec familial. “J’ai toujours voulu m’installer, en vaches laitières. Je n’hésiterai pas à m’adapter, à innover pour réussir”, affiche Élodie.
C’est aussi la passion, mais couleur acajou, qui coule dans les veines de Clément Irlande en terminale CGEA au lycée d’Aurillac, qui, avec une seconde place, est lui aussi qualifié... à sa grande surprise. “J’ai essayé de faire au mieux, c’est une épreuve de pointage intéressante”, estime Clément, qui hésite à s’installer directement après son bac sur l’exploitation familiale de Jou-sous-Monjou ou à poursuivre en BTS. 

Des compétences à vie

Qualifiés ou non, pour les organisateurs, ce concours est gage de compétences renforcées : “Ça vous servira dans toute votre carrière que vous soyez éleveur pour pointer vos animaux, technicien de coopérative ou d’organisme de sélection, déclarait l’animateur de la journée. C’est aussi quelque chose à mettre sur un CV, a fortiori si vous êtes classés. Ça dénote un esprit de compétition.” Un exercice dans lequel les filles, de plus en plus nombreuses à concourir, se sont particulièrement illustrées avec six premières places sur huit.

(1) En races aubrac et salers, montbéliarde, les deux premiers sont qualifiés pour le national.

Le palmarès
Limousine : 1. Louise Lavigne (EPL Aurillac), 2. Armand Delcher (LPA Saint-Flour), 
3. Julien Bélard (EPL Aurillac).
Aubrac : 1. Clara Dourel (EPL Aurillac), 2. Chloé Laveissière (EPL Aurillac), 3. Aloïs Juéry (EPL Aurillac).
Salers : 1. Élise Théron (LPA Saint-Flour), 2. Clément Irlande (EPL Aurillac), 
3. Pauline Duval (LPA Saint-Flour).
Prim’holstein : 1. Élodie Condamine (EPL Aurillac), 
2. Lucas Veyssières (MFR Marcolès), 3. Morgane Dejou (EPL Aurillac).
Montbéliarde : 1. Loïc Catalan (EPL Aurillac), 2. Lilian Julien (EPL Aurillac), 3. Florian Dalle (LPA Saint-Flour)
Brune : 1. Adrien Rocher (LPA Saint-Flour), 2. Louane Place (MFR Marcolès), 3. Lily Barthe (EPL Aurillac).
Ovins BMC : 1. Maud Lhéritier (EPL Aurillac), 2. Pierre Combacau (LPA Saint-Flour), 3. Pierre Pignol (LPA Saint-Flour).
Chevaux comtois : 1. Caroline Vermande (MFR Marcolès), 
2. Colleen Banquette (EPL Aurillac), 3. Madyson Dupont (EPL Aurillac).
 

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière