Aller au contenu principal

Ppam bio : une filière pleine d’avenir !

Le Languedoc-Roussillon est la quatrième région française pour les surfaces de production de plantes à parfum, aromatiques et médicinales biologiques (Ppam). Ses 194 exploitations produisent des Ppam bio sur 355 hectares.

Un champ de lavandin grosso cultivé en bio dans la ferme expérimentale du conseil départemental et de la chambre d’agriculture de la Drôme visité lors d’une formation en juillet 2016.
Un champ de lavandin grosso cultivé en bio dans la ferme expérimentale du conseil départemental et de la chambre d’agriculture de la Drôme visité lors d’une formation en juillet 2016.
© Jacky Riquet

D’après la statistique annuelle agricole, 63 % des surfaces de Ppam du Languedoc-Roussillon sont menées en mode de production biologique, ce qui en fait la filière où le taux de pénétration de la bio est le plus important. Bien que n’étant pas une région traditionnelle de production de Ppam, le Languedoc-Roussillon connaît depuis cinq ans un dynamisme important dans cette filière. Depuis 2010, le nombre d’exploitations produisant des Ppam bio a quasiment doublé, de même que les surfaces en bio et conversion. En 2015, 19 nouvelles exploitations spécialisées en Ppam se sont engagées en bio dans le Languedoc-Roussillon, dont les deux tiers sont des installations. Les surfaces plantées devraient encore augmenter du fait de la mise en œuvre d’un plan de développement spécifique à cette filière en lien étroit avec des entreprises régionales.
Un marché en forte demande
L’engouement pour les plantes ne cesse de grandir en particulier chez les consommateurs bio. Les magasins spécialisés offrent tous des rayons dédiés et très fournis de plantes sous diverses formes (tisanes, plantes entières, infusettes, extraits…). Les plantes en l’état sont aussi utilisées pour leurs propriétés aromatiques, intégrées à des préparations agroalimentaires ou conditionnées pour l’usage direct du consommateur. La grande croissance que connaissent le marché du bio et celui des plantes aromatiques et médicinales pose des problèmes d’approvisionnement aux entreprises concernées par ce marché. En effet, la production biologique française ne couvre pas les besoins en herboristerie et en huiles essentielles exigeant une production soignée et un haut niveau de technicité de la part des producteurs. Les marchandises importées se révèlent souvent peu conformes en qualité et présentent parfois des contaminations en résidus de pesticides. Par ailleurs, la clientèle exige de plus en plus de productions de proximité pour les plantes pouvant être cultivées sous nos climats. Ceci a déterminé les entreprises bio du sud de la France à engager une démarche volontaire de relocalisation de la production des plantes pouvant s’adapter dans nos régions.
L’acquisition de références techniques adaptées
Afin de développer la production, des éléments technico-économiques ont été collectés et synthétisés dans dix fiches publiées en 2015 sur la lavande, le lavandin, la sauge officinale, la sauge sclarée, le thym, le romarin, en production irriguée ou non-irriguée et pour des fleurs séchées ou de l’huile essentielle. Ces documents sont accessibles dans l’espace ressources bio sur le site de la chambre régionale d’agriculture du Languedoc-Roussillon à l’adresse languedocroussillon.chambagri.fr. (lien direct https://lc.cx/oWPJ).

La suite dans le Réveil Lozère, page 8, édition du 10 novembre 2016, numéro 1383.

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière