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PORTRAIT
Pourquoi Geoffrey Chaumeil ne va pas au National salers en simple visiteur ?

Geoffrey Chaumeil est éleveur à Menet. Gérant de la ferme de Michel Raymond, il concourt pour la première fois au Sommet de l'Élevage de Clermont-Cournon.

Les 1, 2, 3 et 4 octobre, l’éleveur de Menet amène deux animaux au 148e concours national de la race salers, dont Touraine, une velle de deux ans.
© Renaud Saint-André

Geoffrey Chaumeil est passionné par son métier et profondément attaché à la race salers. Depuis 2017, il est salarié et gérant de la Ferme des Abonds de Menet dans le nord-Cantal, une propriété de Michel Raymond. La relation de confiance entre le propriétaire et le gérant permet à Geoffrey d’opérer des choix stratégiques et d’amélioration du cheptel. Par exemple, cette année, Geoffrey a décidé de semer un hectare de luzerne, afin de voir si cette culture peut s’adapter à ses besoins et apporter un bénéfice à l’élevage. “Je veux voir si ça fonctionne”, résume-t-il avec une curiosité teintée d'optimisme. Côté élevage, le troupeau salers est inscrit au Herd-book salers (HBS) et en VA4 au sein de Conseil bovin viande Cantal. Geoffrey Chaumeil opte à 25 % pour de l’insémination artificielle (IA) et pour le reste en monte naturelle, avec des taureaux sélectionnés chez des éleveurs. Pour lui, les valeurs génétiques sont cruciales. “Je cherche d’abord du lait, pour l’autonomie. Et bien sûr de la conformation : quand on est en allaitant, on veut des carcasses lourdes.” En tant qu’amoureux de la race salers, il reste attentif à tout ce qui fait les standards de la race. Il est également convaincu de l’importance de se confronter à d’autres éleveurs pour s’améliorer encore. 

Premier concours à Riom 

C’est ainsi que le 1er septembre, Geoffrey Chaumeil a participé pour la toute première fois à un concours, au comice de Riom-ès-Montagnes avec Uranie la bourrette et Touraine la doublonne. Ces animaux ont été choisis parmi les lots de l’élevage, avec l’aide de l’œil aguerri d’éleveurs amis ou du cercle familial. 

“On n’y a pas été pour la compétition, mais pour le plaisir de préparer des animaux et voir où on en est... et passer un bon moment !” Geoffrey Chaumeil, pour la première fois en conncours.

La doublonne a terminé quatrième et la bourrette sixième. Fort de cette toute nouvelle expérience, cette année Geoffrey ne se rendra pas au concours National salers en simple visiteur. Les deux mêmes bêtes, déjà soignées et qu’il continue de rentrer avec une “ration améliorée” et dont il brosse le pelage tous les jours, Touraine et Uranie, feront le voyage jusqu’au ring du Sommet de l’élevage. Et comme pour le comice, il est fier de participer, mais ne cherche pas à gravir le podium. Quand on l’évoque avec lui, son visage se pare d’un large sourire : il n’y croit pas vraiment, même si, évidemment, un prix le comblerait de joie. En attendant, il lui restera à gérer une organisation un peu compliquée entre Cournon et Menet, qu’il doit gérer seul. Mais le jeune éleveur est confiant. Prêt à relever le challenge.  

Ferme des Abonds
L’exploitation s’étend sur 70 ha de prairie naturelle. Elle abrite 45 vaches mères, avec des vêlages qui se déroulent de mi-décembre à fin janvier. La production se concentre sur des broutards salers et quelques croisés, vendus à l’âge de 9 mois à un poids compris entre 360 et 370 kg. En outre, la ferme élève quelques velles d’élevage et des vaches de réforme engraissées pour le label rouge salers.

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