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Oignon doux des Cévennes : le légume en devenir

Premier condiment en Europe à obtenir l’AOC en 2003, avant l’AOP en 2008, l’oignon doux des Cévennes est cultivé dans 30 communes du sud des Cévennes. Nouveau directeur, nouvelle identité visuelle, bilan de campagne… Le président Jérôme Fesquet fait les présentations.

Jérôme Fesquet au Medfel, sur le stand de l’AOP, accompagné du nouveau directeur de la coopérative Origine Cévennes, Joël Armand, à gauche.
Jérôme Fesquet au Medfel, sur le stand de l’AOP, accompagné du nouveau directeur de la coopérative Origine Cévennes, Joël Armand, à gauche.
© Philippe Douteau

La 11e édition du Medfel à Perpignan tombait à point nommé pour Origine Cévennes, la coopérative qui réunit 98 producteurs adhérents, et fédère plus de 80 % de la production d’oignons doux des Cévennes. Produit unique, aux conditions de production délicates et artisanales, l’AOP est le fruit de 30 années d’engagement et de promotion, juchée sur un terroir morcelé de 45 ha.
Une saison 2018 en demi-teinte
Sur les quelque 2 000 parcelles recensées par la SCA Oignons doux des Cévennes, le mois de mai est celui du repiquage, après un travail du sol. La phase de plantation est cruciale autant que fastidieuse pour les petites mains et les dos courbés à flanc de terrasses. Plantés un par un, les oignons peuplent la terre à haute densité : entre 65 et 70 plants au mètre carré. Ces parcelles, d’environ 400 m² en moyenne, sont « difficiles à travailler », et « nécessitent beaucoup de travail manuel », tient à rappeler le président de la coopérative depuis 2017. Présent de juillet à fin mars, l’oignon doux est récolté en août. Un rythme rendu possible grâce à une rotation de culture sur une même année, et à l’engrais vert de septembre à mars. « C’est le secret de la réussite », confie Jérôme Fesquet. La récolte passée, la phase hivernale consiste pour les producteurs à préparer les prochaines plantations et à la finition des oignons au couteau, « sur la queue et la racine », explique le président.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1512, du 30 mai 2019, en page 7.

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