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Nathalie Fournier : libre « payse » boulangère au champ, au four comme au moulin

Installée depuis 2019 comme paysanne boulangère à Cultures, Nathalie Fournier voulait depuis longtemps produire son propre pain, en maîtrisant la conception de bout en bout. L'octroi de dix hectares de terres à Chapieu lui a permis de concrétiser ce projet.

Installée depuis 2019 comme paysanne boulangère à Cultures, Nathalie Fournier voulait depuis longtemps produire son propre pain, en maîtrisant la conception de bout en bout. L'octroi de dix hectares de terres à Chapieu lui a permis de concrétiser ce projet.
Installée depuis 2019 comme paysanne boulangère à Cultures, Nathalie Fournier voulait depuis longtemps produire son propre pain, en maîtrisant la conception de bout en bout. L'octroi de dix hectares de terres à Chapieu lui a permis de concrétiser ce projet.
© Marion Ghibaudo

Pour l'amour du pain et des choses bien faites. Plus qu'une technique, c'est une philosophie que déploie Nathalie Fournier, qui porte bien son nom : « Fournier : qui nettoie les fours » plaisante-t-elle. À Cultures, en surplomb de la vallée du Lot, cette paysanne boulangère renoue depuis trois ans avec un goût ancien. Enfant, la payse (enfant du pays), née à Mende aimait sentir les fragrances dans la boulangerie voisine. Le lien à la terre lui vient de ses grands-parents, paysans à Saugues, en Haute-Loire, dont elle a gardé « le rythme de leur ferme, à l'origine de mes valeurs et de mon mode de vie. » Mais la vie l'emmène d'abord ailleurs. Passée par la communication, elle est sept ans durant, formatrice au CFPPA de Lozère, en tourisme et informatique. Un premier rapprochement avec l'agriculture mais impossible de s'installer à ce moment-là, faute de foncier disponible. Elle s'installe finalement avec son compagnon d'alors comme conjointe-collaboratrice pendant sept ans. À leur séparation, elle doit repenser son projet professionnel, cette fois seule. C'est « pile-poil » le moment où la Safer lui annonce la libération des terres à Chapieu, suite à la procédure pour « terres incultes ». Fin 2019, elle y récupère une dizaine d'hectares en fermage, « des bonnes terres » mais qu'il faut défricher. Et puis remettre en culture, une année de sarrasin « pour ouvrir la terre » explique Nathalie Fournier.

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