Municipales : le PS en lice dans quatre communes dans le Cantal
Le secrétaire fédéral du Parti socialiste cantalien assume la position de non censure du gouvernement et du projet de loi des finances Lecornu et se projette sur mars 2026.
Le secrétaire fédéral du Parti socialiste cantalien assume la position de non censure du gouvernement et du projet de loi des finances Lecornu et se projette sur mars 2026.
Compromis et non compromission : à l’occasion d’une conférence de presse de rentrée le 24 janvier, le secrétaire fédéral du PS cantalien, Rémi Goubert, a d’abord tenu à justifier la position du Parti socialiste, qui a récemment évité à plusieurs reprises la chute du gouvernement Lecornu et permis à la France de se doter d’un budget. Un impératif selon lui face à l’instabilité nationale et internationale. “Nous avons agi en responsabilité. Ce budget n’est pas le nôtre et nous avons tout fait pour qu’il ne s’attaque pas aux plus vulnérables. Mieux vaut ce budget qu’un budget de droite ou macroniste”, appuie le Rémi Goubert.
L’union de la gauche : “Si on nous respecte”
Et de lister ces acquis : l’abrogation de la réforme des retraites (jusqu’à l’après-présidentielle), la hausse du pouvoir d’achat via l’augmentation de la prime d’activité, la création de 2 000 postes d’accompagnants pour les enfants porteurs de handicap notamment dans les écoles, le dégel des APL, la généralisation du repas à 1 € pour tous les étudiants... Certes pas le grand soir, reconnaît le secrétaire fédéral mais des mesures concrètes pour améliorer le quotidien des Français. “Quand vous avez la possibilité de changer la vie des gens vous le faites, vous partez du réel pour aller vers l’idéal comme disait Jaurès”, affiche le jeune responsable socialiste.
Une position délicate du PS mais assumée et partagée selon lui par la majorité des militants cantaliens. Et la seule garante d’avancées concrètes pour Rémi Goubert, quand bien même elle a mis les socialistes au pilori de ces - anciens ? - alliés du NFP. Le Nouveau front populaire a-t-il vécu ses dernières heures ? Le PS paiera-t-il le prix de ce compromis improbable il y a encore quelques mois ? “L’avenir le dira. Certains à gauche sont bien contents que le PS endosse cette position qu’ils n’assument pas. Pour la suite, je suis pour une union de la gauche à condition qu’on nous respecte, pas qu’on nous insulte” lance Rémi Goubert.
Municipales : "Pour plus de services publics"
Ce dernier se dit ravi d’ailleurs que l’union de la gauche se fasse au niveau local pour les municipales, à Aurillac, Maurs, Arpajon-sur-Cère et Sansac-de-Marmiesse(1), bien que ces deux dernières listes se présentent sans étiquette. Les quatre seules communes, à date, où les socialistes et leurs alliés sont en lice autour d’un projet commun “très simple : plus de services publics”. Interrogé sur la décision de Pierre Mathonier de passer la main à Aurillac, Rémi Goubert salue un maire “extrêmement compétent et une décision lucide, avant-gardiste”. Quant à Valérie Rueda, candidate de la gauche unie, il dénonce le procès en incompétence que certains lui font : “Il ne serait pas fait si c’était un homme !” tance le secrétaire du PS 15. Au passage, il appelle au sérieux et au respect dans cette campagne, “et pas à une campagne CNews”, Rémi Goubert dénonçant l’instrumentalisation des violences au dernier festival théâtre de rue par Patrick Casagrande sur cette même chaîne. “Se présenter comme un habitant lambda d’Aurillac et faire jouer ses réseaux de cette chaîne d’extrême droite, ça m’a beaucoup choqué...”
S’il aborde ces échéances municipales avec confiance pour les quatre listes évoquées, Rémi Goubert réitère aussi son invitation à débattre, en direction de la nouvelle équipe cantalienne du RN, la première sollicitation étant restée sans réponse, précise-t-il.
(1) Listes emmenées par Valérie Rueda (Aurillac), Roger Barrier (Arpajon-sur-Cère), Vincent Martinet (Sansac-de-Marmiesse), Gilles Picarougne (Maurs).