Aller au contenu principal

Meilleur rendement mais prix absents

La section grandes cultures de la FDSEA de la Creuse s’est réunie, mardi 14 novembre 2017 pour aborder l’actualité et faire le bilan de la campagne 2017.

© MR

À chaque fin de campagne, la section grandes cultures de la FDSEA de la Creuse se donne rendez-vous pour faire le point sur la récolté achevée. Concernant les céréales à paille (orge, blé et triticale) les cultivateurs creusois sont plutôt satisfaits avec des rendements meilleurs qu’en 2016. Résultats identiques du côté du maïs grain et ensilage qui ont atteint des rendements record. Les surfaces en pois et en tournesol sont quant à elles délaissées par les agriculteurs à cause de rendements hétérogènes et d’un prix peu rémunérateur autour des 180 euros/T. A contrario, dans certains secteurs, les champs de colza sont de plus en plus implantés. Financièrement, toutes cul­tures confondues, les prix ne sont pas là. La récolte mondiale du blé a été très bonne, ce qui tire les cours vers le bas.
La possible interdiction du glyphosate préoccupe les céréaliers. Ils ont conscience de devoir protéger leur environnement qui est leur outil de travail et le cadre de vie de l’ensemble de la collectivité, mais ils ont besoin de solutions alternatives pour continuer leur métier : nourrir leurs concitoyens. Ils ne comprennent pas l’acharnement envers cette molécule, aucune recherche scientifique ne prouve sa dangerosité. « On ne peut pas nous demander de revenir au Moyen Âge » témoigne l’un d’entre eux. Certains cultivent leurs terres en agriculture de conservation, c’est-à-dire qu’ils ne labourent plus depuis plusieurs années. Si l’interdiction du glyphosate venait à être votée, ils devront se remettre à « planter la charrue », ce qui ne les enchantent guère. Ce retour au labour signifierait des charges supplémentaires, alors que les exploitations n’ont pas une bonne santé financière. Arvalis a chiffré ces charges à hauteur de 1 milliards d’euros pour la Ferme France.
Les modifications de réglementations de la politique agricole commune pour 2018 concernant les surfaces à intérêts écologiques (SIE) ont également été abordées. À partir des semis de cet automne, il sera impossible de considérer comme SIE les légumineuses (pois, féverole, soja, luzerne…), les dérobées présentes au minimum 8 semaines, les cultures fixant l’azote, les bandes le long des forêts, si ces surfaces ont reçues un traitement phytosanitaire. Les jachères risquent se développer au détriment de cultures productives pour d’atteindre le taux de 5 % de SIE par exploitation, entraînant une chute de revenu pour les agriculteurs et une profonde modification de nos paysages.
Malgré cette ambiance morose, les agriculteurs creusois ont conscience que communiquer sur leur métier est primordial afin d’être compris et reconnus par leurs concitoyens. C’est pourquoi, les membres de la Section Grandes Cultures ont décidé de renouveler leur participation lors de la Foire de Bordeaux de 2018 sur le stand végétal de la FNSEA Nouvelle-Aquitaine.

Les plus lus

Optimisme prudent pour les producteurs de lait de Sodiaal

La section lozérienne de Sodiaal s’est réunie lundi 1er décembre au Chastel-Nouvel, pour son assemblée annuelle,…

Deux personnes portent un plat de charcuterie.
Restaurant du col de Serre : “Vivre l’endroit” pour Manon et Pascal

Le restaurant du col de Serre est à nouveau ouvert depuis début décembre. À sa tête, Manon Pissavy et Pascal Dhennin veulent s…

La région Auvergne-Rhône-Alpes subventionne les investissements dans les bâtiments d'élevage.
Plan bâtiment d'élevage en Auvergne-Rhône-Alpes : réouverture de l'appel à projet en février 2026

Les bâtiments d’élevage ainsi que leurs équipements inhérents peuvent bénéficier d'aides spécifiques dans le cadre du Feader…

Aurillac : Hadrien Passenaud ouvre son cabinet vétérinaire à La Ponétie

Originaire de Saint-Illide, salarié plusieurs années dans une clinique aurillacoise, Hadrien Passenaud a fait le choix de s’…

veaux laitiers.
Comment développer l'engraissement des veaux laitiers en Auvergne-Rhône-Alpes ?

Afin de mieux caractériser les pratiques d’engraissement des veaux laitiers à l’échelle régionale, les éleveurs sont invités à…

Un train de nuit en gare.
La CGT dénonce “une situation catastrophique” du train de nuit Aurillac-Paris

La situation du train de nuit déraille depuis le début du mois de décembre.

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière