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Malgré les incertitudes, la châtaigne cévenole croit en son avenir

Relancée au début des années 2000, la filière castanéicole des Cévennes va bientôt fêter le premier anniversaire de son AOC. Une reconnaissance qui en appelle une autre, européenne cette fois, grâce à des producteurs dynamiques qui font face à de multiples défis.

Relancée au début des années 2000, la filière castanéicole des Cévennes va bientôt fêter le premier anniversaire de son AOC. Une reconnaissance qui en appelle une autre, européenne cette fois, grâce à des producteurs dynamiques qui font face à de multiples défis.
Relancée au début des années 2000, la filière castanéicole des Cévennes va bientôt fêter le premier anniversaire de son AOC. Une reconnaissance qui en appelle une autre, européenne cette fois, grâce à des producteurs dynamiques qui font face à de multiples défis.
© Auréile Pasquelin/Illustration

« Dépasser les frontières de l'Occitanie » : tel est le nouveau credo pour de la châtaigne cévenole. À l'automne 2020, la filière a obtenu l'appellation d'origine contrôlée (AOC) pour une vaste zone de 35 000 hectares, couvrant 206 communes principalement dans le Gard et l'Hérault, mais aussi la Lozère (40 communes). Un premier pas qui en prépare un autre, plus ambitieux : l'AOP, qui lui vaudrait reconnaissance à l'échelle européenne pour cette filière fruitière. Car malgré ses troncs massifs parfois utilisés comme bois d'oeuvre, « les châtaigniers sont des arbres fruitiers à part entière » insiste Nadia Vidal, présidente de l'association des producteurs de châtaignes des Cévennes. Et comme les arboriculteurs, la filière a elle aussi ses ravageurs. En 2014, c'était un insecte, le cynips, qui « commence aujourd'hui à être plus ou moins régulé ». Car une fois installé, son prédateur a fini par le suivre. En l'occurrence, le torymus simensis, une petite guêpe d'origine chinoise, qui permet une lutte biologique sans intrants chimiques dans cette filière très largement certifiée bio (à 80 %), selon sa présidente. Si l'infestation a été limitée pour les châtaigneraies de Lozère, ces dernières n'échappent pas en revanche à la maladie de l'encre. Causé par des micro-organismes qui atteignent l'intérieur de l'arbre et ses racines, ce fléau présent depuis plus d'un siècle ne trouve aucune solution hormis l'utilisation de porte-greffe résistant une fois l'arbre mort. Ces maladies se trouvent d'autant plus renforcées sous l'effet du changement climatique, qui va jusqu'à assécher les châtaigniers. « Nos arbres sont anciens, à chaque grosse sécheresse, il leur faut quatre à cinq ans pour se rétablir » constate Nadia Vidal.

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