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Bovins viande
Maëva conseille une cinquantaine de fermes

À 22 ans, Maëva Dollé-Roullier a troqué son rêve de devenir vétérinaire contre celui  de conseillère en élevage bovin viande. Un choix qu’elle ne regrette pas.  

Une jeune femme accroupie devant des aubracs au cornadis porte un gilet Chambre d'agriculture du Cantal
Depuis un stage dans les services de Conseil bovins viande Cantal, Maëva Dollé-Roullier s’est trouvée une vocation : elle a rejoint l’équipe de conseillers titulaires et anime aussi des syndicats de races. 

Parcours d’une jeune conseillère en élevage dans le Cantal

Tout commence sur les bancs du lycée de Civergols, à Saint-Chély-d’Apcher, en Lozère. Maëva y décroche un bac STAV (sciences et technologies de l’agronomie et du vivant), première étape d’un parcours initialement tourné vers les études vétérinaires. Elle enchaîne avec un BTS production animale, toujours avec le même objectif en tête. Mais c’est lors d’un stage à la Chambre d’agriculture du Cantal que tout bascule : elle découvre le métier de conseillère en élevage.

Un stage marquant

Lors d'un stage, dans le Cantal, j’ai vraiment accroché”, confie la jeune conseillère agricole.

Elle décide alors de s’orienter vers une licence de conseil en élevage dans l’Aveyron. Diplôme en poche, en août 2024, elle rejoint immédiatement Conseil bovins viande Cantal, la structure qui l’avait accueillie en stage et lui avait proposé un contrat. Ce choix est facilité par ses attaches familiales dans le département, où elle a toujours passé ses vacances, sur l’exploitation aubrac de sa famille.

Aujourd’hui, Maëva accompagne 45 exploitations, bientôt une cinquantaine, principalement dans le secteur de Pierrefort, Saint-Flour et quelques-unes à Chaudes-Aigues.

Mon rôle, c’est d’accompagner les éleveurs dans leurs choix, d’améliorer et de pérenniser leurs systèmes, de booster leurs performances”, explique-t-elle.

Concrètement, cela commence par le pointage de veaux. Elle a décroché l’agrément pour les races aubrac, charolais et limousin, et passera celui des salers à l’automne prochain. “Pour l’agrément, il a fallu que, race par race, je pointe 30 veaux un jour, puis que je repasse le lendemain. Les examinateurs vérifient alors qu’il s’agit bien des mêmes qui sont retenus et qu’ils sont conformes à la grille de référence”, détaille-t-elle.

Mais son travail va bien au-delà : ajuster les paramètres des rations pour améliorer la croissance et la santé des veaux, élaborer des plans de monte pour optimiser la génétique sur plusieurs années, conseiller un ordre de distribution des fourrages pour une meilleure valorisation selon les bactéries du rumen. “C’est motivant de voir les évolutions concrètes, d’analyser pour comprendre le pourquoi du comment de chaque système”, s’enthousiasme-t-elle. “Chaque éleveur est différent, opère des choix différents. Il faut s’adapter, chercher et trouver la meilleure solution.”

Une polyvalence au service des éleveurs

Autre casquette : Maëva anime deux syndicats de races départementaux, l’aubrac et le charolais. Elle assiste les présidents, facilite l’organisation des concours, prépare les événements et gère les comptes associatifs. La charge de travail va s’annoncer plus conséquente avec le départ en retraite de son collègue Bernard Boyer, mais Maëva apprécie l’autonomie de son emploi du temps : “Pas d’horaires imposés, on peut s’organiser comme on veut, tant que le travail est fait.”

Certes, l’automne est dense entre le pointage des vêlages d’hiver et les concours, tout comme le printemps avec les premières pesées. Mais cela ne l’empêche pas de pratiquer ses loisirs préférés, l’équitation et la photo, ni de donner régulièrement un coup de main sur l’exploitation familiale.

Son conseil pour ceux qui voudraient suivre ses traces : “C’est possible, mais il faut viser au plus vite une formation agricole pour acquérir les connaissances particulières, nécessaires au conseil en élevage.”

TOUJOURS DU NEUF : Conseil bovins viande Cantal étoffe régulièrement sa gamme de services et propose aux éleveurs de nouvelles prestations. Les conseillers se forment à de nouvelles pratiques. Comme, par exemple récemment, à des analyses poussées : bouses, urines... Maëva Dollé-Roullier est en première ligne pour mettre en place toutes les  nouvelles prestations auprès des éleveurs.

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