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L’oignon doux, culture emblématique des Cévennes

En plein cœur des Cévennes, l’oignon doux permet de faire vivre toute une économie locale. Chaque année, cette culture attire des jeunes, prêts à s’installer.

La calibreuse est l’outil principal d’Origine Cévennes. À elle seule, la coopérative fédère 90 % des producteurs et commercialise 80 % de la production d’oignons doux sous AOP.
La calibreuse est l’outil principal d’Origine Cévennes. À elle seule, la coopérative fédère 90 % des producteurs et commercialise 80 % de la production d’oignons doux sous AOP.
© Anne-Solveig Aschehoug

Façonnant le territoire, la culture de l’oignon doux est l’emblème des Cévennes. Produit sur des terrasses bien exposées appelées cébières, cet oignon de garde de couleur blanc nacré fait vivre plus de 120 producteurs. « Pour les Cévennes viganaises, c’est une culture très importante. S’il n’y avait pas les oignons, on serait dans une région désertique, note Richard Fesquet, président de l’association de défense de l’oignon doux des Cévennes. On est dans une dynamique d’augmentation des tonnages pour atteindre les 3 000 tonnes d’ici quatre à cinq ans. » Car sur le marché national, il existe de larges marges de manœuvre. Le produit est proposé dans toute l’Occitanie, dans le Sud et dans les grandes villes. Il reste donc de fortes possibilités d’augmentation des ventes.

Plus d’une centaine d’agriculteurs produisent de l’oignon doux des Cévennes. Il y a des producteurs spécialisés et d’autres qui produisent des pommes ou encore élèvent des brebis ou des chèvres. Sur les exploitations, « on insiste sur la rotation des cultures avec de la pomme de terre et des semences de tournesol par exemple. Cela permet de faire tourner les surfaces en production d’oignon de 5 à 10 % ». L’oignon doux des Cévennes s’étend sur 60 hectares en repiqué et 10 hectares en semis. Bénéficiant d’une appellation d’origine protégée (AOP) depuis 2008, cette production se caractérise par le fait que chaque parcelle est agréée. À ce jour, on en compte 2 000 en AOP, s’étalant de 50 m² à 4 000 m².

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1432, du 2 novembre 2017, en page 16.

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