Aller au contenu principal

Filière viande
«L’information du consommateur est une priorité pour la filière viande française»

L’affaire «Findus» mobilise l’ensemble de la filière bovine française qui exige une traçabilité obligatoire pour les préparations cuisinées à base de viande.

De la viande de cheval a été découverte dans les plats cuisinés censés contenir exclusivement de la viande bovine.
De la viande de cheval a été découverte dans les plats cuisinés censés contenir exclusivement de la viande bovine.
© JC Gutner

Les éleveurs de viande bovine français sont indignés par la fraude qui vient d’être mise à jour, concernant la tromperie des consommateurs quant à la viande présente dans certains plats cuisinés distribués par l’entreprise Findus, de la viande de bœuf ayant été remplacée par de la viande de cheval en provenance de Roumanie.
La Fédération Nationale Bovine et l’Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes ont dénoncé cette fraude, préjudiciable pour les éleveurs et l’ensemble des opérateurs de la filière. La FNB et Interbev demandent expressément que toute la lumière soit faite sur l’ensemble des responsabilités pour tous les opérateurs impliqués dans cette fraude et que des sanctions exemplaires soient appliquées.
La FNB insiste sur l’obligation réglementaire de la mention du pays d’origine pour les préparations à base de viande bovine et étiquetage obligatoire de cette mention au consommateur. Également, elle demande aux opérateurs de la filière française d’utiliser de la viande bovine française pour l’élaboration des plats cuisinés distribués en France et d’y apposer le logo «VBF». Enfin, la FNB demande aux pouvoirs publics de renforcer les contrôles et de réaliser un test ADN sur les viandes bovines étrangères.

Une rencontre FNB/Findus
La FNB appelle également l’ensemble des sections bovines à une mobilisation immédiate dans les centres de distributions Findus, les GMS et autres distributeurs de plats cuisinés de chaque département. D’abord pour exprimer auprès des responsables, l’incompréhension et la colère des éleveurs et les interpeller sur la nécessité d’en finir avec ces cascades d’intermédiaires et de fournisseurs, pour passer à la viande bovine française (avec apposition du logo VBF). Puis pour s’assurer que les produits en question sont effectivement retirés des rayons. En écho à cette action, les responsables de la FNB attendent une prochaine rencontre avec les dirigeants de Findus.
De son côté, Interbev exige également la mise en œuvre immédiate pour les préparations à base de viande, de l’indication de l’origine des viandes issues de ses filières. «L’information du consommateur est une priorité pour la filière viande française. C’est pourquoi l’Interprofession bétail et viande exige aujourd’hui que les mentions obligatoires sur le pays d’origine, telles qu’elles sont appliquées sur la viande fraîche depuis 1996, soient étendues aux préparations à base de viande», déclare le président d’Interbev, Dominique Langlois.
Des postions que partage également le président de la section bovine de la FDSEA de la Creuse, Christian Arvis : «Cette histoire est dommageable. Toute la lumière doit être faite! nous réclamons depuis assez longtemps que l’origine des matières premières agricoles soit mentionnée aussi sur les produits transformés. La recherche du gain au détriment de la qualité alimentaire vient une fois de plus d’être démontrée. Tout ceci est inacceptable. L’alimentation a un prix. Des sanctions doivent être appliquées aux fraudeurs et ce n’est en aucun cas les consommateurs et les producteurs qui doivent en payer les pots cassés.»

Les plus lus

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière