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Les retards PAC entraînent les exploitations au fond du gouffre !

Le préfet, Philippe Chopin, a reçu les représentants de la profession agricole FDSEA et JA, mercredi 11 mai pour aborder les difficultés engendrées par le retard permanent du versement des aides PAC.

© MR

Suite aux déclarations du président François Hollande à Rungis sur les dates de paiement des aides PAC, les représentants syndicaux FDSEA et JA ont tenu à rencontrer le préfet, Philippe Chopin pour tirer la sonnette d’alarme. L’inquiétude est grande dans les campagnes. Ces retards successifs de paiement mettent en péril les exploitations, les cours ne cessent de chuter, les animaux annoncés à la vente ne partent pas avant 3 mois et les factures s’entassent. Plus que jamais, le secteur de l’agriculture ne vit pas de sa production. Faute de prix, sans les aides PAC, les paysans meurent ! Certes, 3 ATR (Apport de trésorerie remboursable) ont été effectués pour verser des acomptes aux agriculteurs, mais toutes les exploitations n’ont pas pu en bénéficier ou alors partiellement. C’est le cas des exploitations ayant changé de numéro pacage entre 2014 et 2015. Les entreprises faisant l’objet d’une procédure de redressement ne sont pas éligibles à ce dispositif. Ces aides sont pourtant vitales pour ces exploitations dont le nombre ne cesse d’augmenter. Leur situation est critique, il ne faut pas oublier que derrière ces fermes, il y a des familles !
Même si de belles promesses sont faites pour 2016 avec une avance de trésorerie à 90 % au lieu de 50 % comme l’année précédente, la problématique reste identique : il n’y aura pas d’ATR pour les exploitations en procédure de redressement. Pour plusieurs entreprises le problème du versement de cette avance ne se posera même pas, car ils auront mis la clé sous la porte ! Une réflexion au niveau départemental est demandée par les syndicats FDSEA/JA afin de trouver un dispositif pour aider et accompagner ces exploitations en grande difficulté.
Au vue du calendrier PAC (cf encadré), la cacophonie n’est pas prête de s’arrêter, le dernier solde de la campagne 2015 étant annoncé pour fin 2016 au lieu du 30 juin. Même l’administration finit par en perdre le fil. « C’est un vrai casse-tête pour suivre l’avancement des versements, entre acomptes, « solde de solde » et campagnes PAC qui se chevauchent… Les agriculteurs sont perdus ! Bravo l’État qui entraîne les exploitations à la liquidation » a insisté Pascal Lerousseau, président de la FDSEA de la Creuse. Dans ce contexte difficile la profession a rappelé au préfet que les contrôles sur le terrain seraient malvenus.
Après cette visite de courtoisie, les représentants de la profession agricole ont tenu à rappeler qu’ils resteraient vigilants et n’hésiteraient pas à revenir de manière moins courtoise si rien ne venait à évoluer rapidement.

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