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Cuma : une enquête révèle leur rôle central dans la mutualisation du matériel agricole et la transition agricole

Une enquête de notoriété menée par la Fédération nationale des Cuma révèle que les Cuma occupent une place centrale dans les moyens de mutualisation du matériel agricole, avec une notoriété très élevée, une image positive et une forte légitimité pour l’avenir.

© CUM'Actu 63-2025

Les Coopératives d’Utilisation de Matériel Agricole (Cuma) sont un pilier de l’agriculture française. Leur modèle, basé sur la mutualisation du matériel agricole et des ressources, séduit depuis des décennies les exploitants en quête d’efficacité économique et de solidarité. Mais qu’en pensent les professionnels du secteur aujourd’hui ? L’enquête de notoriété menée entre décembre 2025 et février 2026 par la Fédération nationale des Cuma (FNCuma) et Entraid Médias apporte des réponses édifiantes.

Avec 1 752 répondants, dont 76,37 % d’exploitants, cette étude révèle une belle notoriété pour les Cuma, tout en mettant en lumière les défis organisationnels et humains qu’elles doivent surmonter pour rester un acteur incontournable de la transition agricole.

Une notoriété quasi unanime

Les Cuma sont la référence absolue. En effet, plus de 96 % des répondants citent spontanément les Coopératives d’utilisation de matériels comme structure de mutualisation, loin devant la copropriété (20,02 %) ou des Entreprises de Travaux Agricoles (5,01 %). 69 % des sondés ne citent que les Cuma, confirmant leur statut de référence unique dans le paysage agricole. En notoriété assistée, 98,12 % déclarent connaître les Cuma, et 92,43 % les considèrent comme « la solution la plus efficace pour mutualiser du matériel ».

Le capital sympathie ressort comme un argument solide : 85 % des répondants ont une opinion positive des Cuma, avec une satisfaction quasi unanime (94,72 %) chez les adhérents. Les valeurs de solidarité (88,22 %) et d’accompagnement des jeunes (79,1 %) sont particulièrement saluées.

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Des atouts majeurs

La réduction des coûts et l’optimisation financière arrivent en tête des avantages de la Cuma (38,1 %), suivies de la mutualisation (20,1 %) et de l’accès à du matériel performant (16,6 %). Les Cuma permettent en effet de limiter les investissements individuels et de bénéficier de subventions collectives, un atout crucial dans un contexte économique tendu. Elles constituent aussi un véritable levier pour l’innovation et la modernité. Ainsi 55,28 % des répondants estiment que « les Cuma sont des structures modernes et innovantes ». Elles facilitent l’accès à du matériel spécialisé (9,8 %), souvent inaccessible pour les petites exploitations.

Autre atout souligné par l’enquête : les Cuma jouent un rôle social et territorial puisque 9 % des répondants soulignent ce lien social et l’entraide comme un avantage clé, réduisant l’isolement des agriculteurs. Les Cuma sont par ailleurs perçues comme un pilier du dynamisme rural (80 %) et un levier pour l’installation des jeunes (79,1 %).

Des défis à relever

Au-delà des avantages cités, quelques inconvénients ressortent de l’enquête de notoriété, à commencer par la disponibilité du matériel qui apparaît comme le frein principal pointé par 34,28 % des répondants. Les pics d’activité et les aléas météorologiques rendent parfois l’accès aux outils difficile en période cruciale, et l’organisation du planning du matériel compliquée.

Dans le domaine des relations humaines et de la gouvernance : 28,67 % des sondés évoquent les tensions entre membres, liées « aux différences de tempérament, au manque de civisme ou aux conflits de priorités ». La gestion administrative (6,59 %) et la gouvernance (4,51 %) sont également critiquées pour leur complexité. Enfin, le manque de communication et de visibilité sur les actions menées par les Cuma est identifié par 48,22 % des répondants. Ce déficit pourrait expliquer pourquoi seulement 34,23 % des non-adhérents ont une opinion positive des Cuma.

Les Cuma face aux enjeux de demain

46,6 % des répondants voient dans les Cuma un acteur clé pour la transition agroécologique, notamment pour la réduction des intrants (42 %) et le développement des pratiques bas carbone (38,3 %). L’adaptation au changement climatique (43,3 %) est également un enjeu prioritaire. Concernant les investissements et l’innovation : 78,62 % des répondants souhaitent que les Cuma « continuent à réduire les charges des exploitations ». L’accès à du matériel innovant (numérique, robotique, capteurs) est par ailleurs plébiscité par 60,08 % des sondés. Enfin, près de 53 % des répondants souhaitent une mutualisation accrue de la main-d’œuvre.

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